• ➤ Australie: retour sur le réseau global dénoncé par Fiona Barnett

    ➤ Australie: retour sur le réseau global dénoncé par Fiona BarnettVoici un article de DondeVamos sur la "section" australienne du réseau pédo-satanique mondial.

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    Conférence: Abus rituels et contrôle mental chez les francs-maçons - Australie

     Rapport ASCA (Ritual Abuse & Torture in Australia - 2006)

    _______________________

    En Australie, une femme dénonce depuis des années un réseau à la fois pédocriminel et satanique, dont faisaient partie un certain nombre de VIP. Il s'agit de Fiona Barnett, dont on a déjà parlé. Elle vient de diffuser sa déposition à la police, concernant un politicien travailliste, Paul Keating, et le père de l'actrice Nicole Kidman, médecin en vue qui était l'un des piliers de ce groupe de dingues.
     
    On avait déjà parlé de Fiona Barnett fin 2014, quand elle avait dénoncé publiquement Anthony Kidman, mais aussi des ministres et d'autres membres de ce réseau [1], comme des adeptes du meurtre rituel d'enfants, entre autres turpitudes. Comme c'est souvent le cas, la nouvelle a promptement entraîné la mort pour une raison indéterminée (en raison des diverses versions données par les médias) du père Kidman. Barnett l'accusait aussi d'être un "programmeur", car elle évoque des tortures similaires à celles décrites par des victimes US du programme MK Ultra, avec des chocs traumatiques répétitifs, le façonnement de plusieurs personnalités, avec en plus ce folklore satanique.

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    Un an plus tard, fin 2015, les noms de plusieurs anciens ministres ont circulé, un député a réclamé une enquête qui a été plus ou moins lancée, quelques journaux ont interviewé Fiona Barnett, mais finalement il ne s'est pas passé grand chose.

    Bref, après une pause amplement méritée, Barnett revient sur le terrain et diffuse son témoignage des 2 et 3 novembre 2015 devant la police des Nouvelles Galles du Sud. Ce témoignage est focalisé sur quatre personnes essentiellement, mais Barnett a cité de nombreux autres protagonistes depuis deux ans, dont Richard Nixon qui l'aurait agressée dans un avion militaire sur la base de l'armée de l'air de Fairbairne à Canberra, et plusieurs psychiatres et psychologues réputés qui travaillaient sur la personnalité.

    Comme d'autres victimes un peu partout, Fiona Barnett a décrit des séances de torture, notamment sur des bases militaires, avec des électrochocs, de l'hypnose, des viols, des prises de drogues. Elle assimile ce vécu au programme mené aux Etats-Unis après la 2e guerre -et probablement encore aukourd'hui mais sous un autre nom- MK Ultra, dont on sait qu'il a bien existé même si la CIA a eu le temps de détruire un paquet de preuves.

    Fiona Barnett a également fait de nombreux dessins pour illustrer les faits dont elle parle. On y retrouve des scènes similiaires à celles dessinées par Kim Noble, une victime anglaise du même type de réseau, qui souffre de personnalités multiples, et à ce qu'ont dessiné des enfants en france.

     

    ➤ Australie: retour sur le réseau global dénoncé par Fiona Barnett

    Le récit

    Dans ces dépositions de novembre 2015, Barnett raconte brièvement son enfance: née en 1969 d'une famille d'immigrés polonais catholiques arrivés en Australie après la guerre. Ceux-ci, apparemment, ont été très tôt impliqués dans un culte sadique. Fiona Barnett explique que sa mère est tombée malade quand elle était enfant, si bien que son père et ses grands-parents paternels ont fait ce qu'ils ont voulu.

    C'est-à-dire l'intégrer dans leur culte, qui avait pour façade une église classique de quartier, mais derrière laquelle on trouvait également ce groupe d'illuminés, "un ordre caché appelé "l'ordre de l'aigle"" (order of the eagle) [2].

    Son père l'emmenait dans des chapelles où elle était violée par des membres du groupe.

    Barnett dit qu'elle se rappelle d'un médecin d'origine lituanienne, Leonas Petrauskas, surnommé "Dr Mark", qu'elle relie à un programme de type MK Ultra et qui a effectivement travaillé en psychiatrie dans des lieux à la triste réputation, comme le Concord Military Hospital à Sydney. A l'âge de 5 ans, elle avait l'habitude d'être emmenée chez lui ou à son cabinet, et lui se rendait souvent au domicile familial. 

    Elle dit que les prêtres d'un internat d'Engadine, appelé Boystown (comme l'orphelinat géant de l'affaire Franklin aux USA), "avaient un groupe de personnes à qui on donnait des enfants pour les agresser sexuellement. Je le sais parce que j'ai été l'un de ces enfants et j'ai pu voir ce qu'ils faisaient", dit Fiona Barnett. Certains abus auraient eu lieu dans la chapelle de Boystown.

    Elle décrit une scène avec Petrauskas, et d'autres adultes, quand elle avait 5 ans. Parmi ces adultes il y avait un autre médecin, le psychologue John Gittinger, qui l'appelait la "candy girl". Lors de cette "séance" les médecins lui ont posé plein de questions, et Gittinger lui a demandé si ça lui plaisait "d'être spéciale". Comme tous les gosses, elle a répondu oui et il a ajouté "on va te faire devenir spéciale".

    "Entre 6 et 16 ans, j'ai perdu le compte du nombre de gens et de bébés qui ont été tués par "Dr Mark" sur les autels des églises" de Shutherland Shire, a déclaré Barnett aux policiers "Ils étaient tués par des meurtres du genre de rituels sacrificiels".

    Elle raconte qu'une fois, durant l'été 77 ou 78, elle était avec "Dr Mark" quand il a reçu un appel lui demandant de se rendre sur une plage, Kurnell Beach où il l'a amenée et où ils ont retrouvé "Paul", qu'elle a plus tard reconnu comme Paul Keating. A ce moment, Keating était un des poids lourds du parti travailliste local mais il est devenu premier ministre de 1991 à 1996. Barnett dit qu'il était connu pour être nécrophile. Une pratique qu'on retrouve quand-même assez régulièrement dans le milieu des réseaux pédocriminels.

    ➤ Australie: retour sur le réseau global dénoncé par Fiona BarnettBref, sur cette plage, le "Dr Mark" lui aurait demandé de creuser un trou et de déterrer le corps d'un garçon blond de 5 ou 6 ans. "Sa bouche était restée ouverte et ses yeux étaient ouverts, l'enfant avait un air d'horreur et de choc sur le visage".Elle n'a pas vu de blessure sur l'enfant et ne l'a pas reconnu.

    Le "Dr Mark" a parlé de faire un faux certificat de décès pour ce gamin (probablement en disant qu'il a été piqué par une pieuvre), qu'ils ont lavé dans l'eau et mis dans une ambulance venue le chercher, selon Barnett.

    A partir de 12 ans, le "Dr Mark" l'a constamment violée, à Boystown ou ailleurs à Sydney. Généralement, son père et sa grand-mère chez qui elle vivait recevaient un appel téléphonique et lui demandaient de se rendre là. Son premier avortement a eu lieu à 14 ans et c'est son assistante qui s'en est occupée.

    Elle pense qu'elle est tombée enceinte lors d'un rituel qui s'est déroulé dans le sous-sol de l'église de Boystown. C'est aussi à cet âge de 14 ans qu'elle a été "mariée" à ce type lors d'une autre cérémonie.

    A partir de Boystown, il y avait un tunnel secret pour accéder à l'église via des souterrains. Il y avait là de nombreuses cérémonies, comme celle du "mariage", ou encore celle qui a été organisée pour son "avortement". Ces cérémonies se déroulaient toujours sous l'église, avec généralement une douzaine de personnes en robes noires qui chantaient dans une autre langue que l'anglais. Elle se rappelle notamment s'être retrouvée sur l'autel dans ce sous-sol, lors d'une "cérémonie d'imprégnation" par "Dr Mark".

    ➤ Australie: retour sur le réseau global dénoncé par Fiona BarnettSes souvenirs sont souvent flous en raison des nombreuses drogues qu'on lui faisait prendre durant cette période. Elle se rappelle une statue à moitié homme à moitié boeuf à l'échelle 1,avec l'umain tenant un chaudron d'huile, posée sur un piedestal. Ils appelaient cette statue "Baal". "C'était effrayant et menaçant, et beaucoup de bébés ont été sacrifiés dans l'huile bouillante", dit Barnett.

    Elle raconte la cérémonie d'avortement, où elle était attchée sur l'autel, et cela a été pratiqué par "Dr Mark" et son assistante à l'aide d'un outil crochu en or, sans anésthésie. Fiona Barnett explique avoir perdu beaucoup de sang et s'être évanouie. Le bébé a été retiré intact, et déjà formé même s'il tenait dans une main. Le "Dr Mark" l'a ensuite jeté dans la marmite avec l'huile bouillante.

    Barnett décrit aussi une scène de meurtre rituel, sur la Kurnell Beach, à peu près à la même époque. Le "Dr Mark" et son assistante étaient présents. Les gens dansaient à poil au son des percussions, et un surfer était allongé au milieu, manifestement drogué. Des hommes l'ont ensuite empalé avec un poteau en bois en lui l'enfoncant par l'anus. Ensuite, la peau et les organes -y compris le coeur- auraient été récupérés méticuleusement, alors que la victime était, selon Barnett, encore vivante au départ. Ensuite ils auraient essayé de brûler le corps dans le feu.

    Fiona Barnett évoque ensuite Antony Kidman, qu'elle a reconnu comme étant aussi le père de l'actrice Nicole Kidman. Il était un psychologue réputé de Sydney, et elle dit qu'il a été l'un de ses agresseurs depuis son enfance. Il est mort en 2014, juste après qu'elle ait écrit à l'ordre des médecins australien pour le dénoncer.

    ➤ Australie: retour sur le réseau global dénoncé par Fiona BarnettElle dit que son premier souvenir de Kidman remonte à l'âge de 3 ans, fin 72 ou début 73, à l'occasion d'une séance de torture qu'elle décrit de manière assez précise. Au cours de cette séance, Kidman lui a mis des épingles sous les ongles alors qu'elle était attachée sur une chaise de dentiste.

    Juste avant d'entrer dans la pièce, on lui avait ordonné d'appeler Kidman "papa" et lui l'appelait "Star Child". Puis il lui aurait mis un tube dans la gorge et fait ingérer un liquide, puis il a commencé à la violer. La deuxième rencontre avec lui remonterait à ses 9 ans. Kidman l'aurait emmenée de nuit dans une grande salle de l'université de Sydney où se trouvaient plein de gens en robes.

    "Cette section du réseau définissait les couleurs des robes en fonction du "Pentagramme de Kidman". Les couleurs étaient bleu, jaune, vert, blanc et noir et les robes étaient portées selon le statut de la personne dans le groupe", précise Fiona Barnett.

    Kidman, selon elle, était le leader de la section "intérieure" de Sydney, il était basé à l'université de la ville et son organisation était très liée à l'Eglise catholique, notamment le St John's Boy Catholic College et le Sanasta Girls Catholic College, qui se trouvaient dans le périmètre de l'université.

    Fiona Barnett avait déjà signalé le père Kidman à des médecins en 1986, puis à la police dès 2008, et à la commission royale d'enquête en 2013. Mais il est mort en 2014.

    ➤ Australie: retour sur le réseau global dénoncé par Fiona BarnettBarnett dit que Nicole Kidman était présente lors de cette cérémonie à l'université, et qu'à l'époque elle avait environ 11 ans. De même, elle se rappelle un certain Bruce Spence, dont elle a su plus tard qu'il était acteur. Au cours de cette cérémonie, un garçon d'environ 5 ans a été sacrifié. Il était attaché sur l'autel, conscient, et aurait été tué par Antony Kidman, avec un très long  couteau.

    Les gens chantaient et parlaient dans une langue qu'elle ne comprenait pas, et Kidman a commencé à couper l'enfant sur tout le long du corps, avant d'enlever la peau, laissant les organes apparaître [3].

    Elle dit qu'elle ne pouvait pas voir complètement la scène car on la maintenait au sol, mais qu'elle pouvait entendre des gémissements pendant que Kidman faisait cela.

    A l'âge de 14 ans, en 1984, Barnett racontre une autre scène qui aurait eu lieu au domicile de Kidman, à Longueville. Elle donne l'adresse exacte et décrit la maison. Elle dit avoir été amenée par "Dr Mark" depuis Engadine. Des gens étaient là, en tenue de soirée et avec des masques [4]. A la fin de la soirée elle dit qu'elle a été violée par Kidman et un autre acteur, John Bell, qui l'ont presque noyée ensuite dans la piscine, puis frappée, alors qu'elle était attachée à une chaise, en présnece de Nicole, qui devait avoir 16 ou 17 ans.

    A chaque fois, après tous ces faits, elle était ramenée chez son père.

     

    La technique de l'édredon

    Aujourd'hui, Fiona Barnett tente d'alerter sur les abus rituels, et pas seulement en Australie. Ce qu'elle dénonce, c'est un réseau mondial. Elle dit avoir été amenée à l'étranger, notamment aux Etats-Unis.

    Elle a monté une association, fait des conférences, tente de saisir la justice et de s'exprimer dans les médias et sur le web. Pour Barnett, le réseau pédo-satanique est donc mondial, avec des VIP qui les pilotent et les utilisent, et avec des scientifiques qui travaillent sur la manipulation des victimes mais aussi des membres de ces groupes. Comme d'autres victimes de ce même genre de réseau, elle mentionne des tests et tortures survenus dans des bases militaires, des séances de tortures avec des médecins, une hiérarchie dans le réseau, l'impunité, et des pratiques rituelles meurtrières.

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    On a à peu près les mêmes éléments avec l'affaire Dutroux, avec celle d'Outreau, en Angleterre à Jersey, au Vatican, pour ne citer que quelques cas connus, même s'ils ont rarement été exposés dans la profondeur de leur horreur.

    Mais évidemment, rien ne se passe. Même si quelques médias ont fait écho à Fiona Barnett, même si un député a demandé une enquête sur un ministre pédophile, rien n'aboutit. On peut frapper le système en disant la vérité, mais il ne vacille pas, du moins en apparence, du moins immédiatement. C'est comme un oreiller sur lequel on frappe et qui reprend très vite sa forme initiale. Le système est inerte car les braves gens ne peuvent croire à tout cela. D'ailleurs, il n'existe pas de preuve matérielle et irréfutable, il n'existe que des centaines d'éléments, parfois disparates, mais qui vont tous dans le même sens, dans le sens ce ces nombreux témoignages de victimes à travers les pays occidentaux, qui racontent toutes la même chose.

    Sont-elles folles? Et ceux qui les croient et qui répercutent ces histoires sont-ils aussi fous à lier? Parce que si tout cela est faux, et si rien ne vient corroborrer ces témoignages, alors ceux qui en parlent inventent, gobent n'importe quoi, et s'amusent juste à faire peur aux braves gens.

    ➤ Australie: retour sur le réseau global dénoncé par Fiona BarnettMais la réalité, ce n'est pas cela. La réalité est beaucoup plus hard, et je ne la connais pas entièrement. En fait, j'ai des disques durs bourrés de ces élements qui existent bel et bien, et qui n'ont de sens que si ce que disent ces victimes relève de la vérité.

    Barnett explique que toutes les insitutions du pays sont gangrenées par cette clique de tarés. Et manifestement l'Australie n'est pas un cas à part. Selon elle, et je ne peux qu'aller dans ce sens pour avoir travaillé sur la question, ce réseau géant s'appuie sur des psys anti victimaires, qui répandent des théories comme les "faux souvenirs" (utilisés, notamment, pour acquitter Daniel Legrand à Rennes en mai 2015, sans aucune expertise à l'appui) ou le "syndrome d'aliénation parentale" [5].

    Ces théories ont comme avantage de décrédibiliser a priori les victimes, et on ne compte plus les cas où elles ont servi à assurer une victoire judiciaire à de véritables "pédophiles".

    Les "experts" qui répandent ces théories, en les enseignant à leurs confrères et aux professionnels de la justice ou des sévices sociaux, ont pignon sur rue ainsi que dans les médias. En revanche, on oublie totalement de former les psys, magistrats et professionnels de l'enfance aux abus sexuels sur mineurs en général, et à la question des abus rituels en particulier.

    C'est la technique: pas de recherche, pas de résultat; donc pas de données et pas de problème. En gros, il suffit de ne pas évoquer une chose pour qu'elle n'existe pas.

    Le problème, c'est que des victimes, il y en a des tonnes. Et des abuseurs, des dingues en position de force, il y en a aussi des tonnes. Ils ont l'air respectables, vous en voyez certains à la télé régulièrement, y compris en cette période électorale, et jamais vous n'auriez soupçonné qu'ils fassent partie de ce système.

    Je dirais même que pour certains politiques ou stars du show biz, plus leur côte de popularité est élevée, plus ce sont des raclures.

    (La vidéo ci-dessous est celle d'une conférence de Fiona Barnett, avec les sliders qu'elle a diffusés)

    Je recommande la lecture du blog de Fiona Barnett, où elle raaconte ses recherches sur ce réseau, fait des liens avec d'autres affaires, cherche à comprendre le fonctionnement, les tenants et les aboutissants du système. Si elle parle, c'est aussi parce qu'elle et sa famille sont mises sous pression et que "le seul moyen" de se protéger est de partager les informations qui entraînent ces menaces.

     

    ➤ Australie: retour sur le réseau global dénoncé par Fiona BarnettDisparition élucidée

    Par exemple, elle évoque l'enlèvement de Helen Karapidis le 22 décembre 1988, à l'âge de 10 ans. Elle a été déclarée morte, l'affaire reste officiellement non élucidée. La soeur d'Helen s'est suicidée à 18 ans, le père était violent, Helen songeait à s'enfuir du domicile familial, mais l'enquête n'a abouti à rien.

    Selon Fiona Barnett, Helen Karapidis a été enlevée par une branche locale du réseau, des gens qu'elle connaissait et qui gravitaient autour de l'église du pasteur Frank Houston, reconnu aujourd'hui comme un pédophile qui a violé plus de 9 enfants.

    Barnett explique que Houston était en fait un fournisseur d'enfants pour les partouzes du réseau VIP de Sydney. Il a, selon Barnett, été cité par de nombreuses victimes qui ont témoigné devant la commission d'enquête (sur les abus sexuels commis par des membres de l'Eglise). Il prenait des enfants de familles monoparentales défavorisées, de parents en délicatesse avec la loi, et qui étaient suivis par les services sociaux.

    Dans les services sociaux, et notamment à leur tête, Barnett dit que des membres du réseau étaient en fonction.

    "Helen Karapidis a été tuée rituellement quelques jours après son enlèvement, pendant un office du soir à l'église, dans une pièce secrète qui donnait sur la congrégation à Hillsong Church Young St, Waterloo", écrit Fiona Barnett.

    "Deux enfants de 6 et 8 ans ont assisté au meurtre rituel d'Helen Karapidis et l'ont rapporté à la police. Plus tard, les enfants ont gagné une procédure de compensation pour les victimes au tribunal, sur la base du fait qu'ils ont été témoins du meurtre d'Helen Karapidis à Hillsong Church. les enfants ont aussi assité à plsieurs autres meurtres d'enfants pendant le même office".

    Aucune investigation à propos de ces témoignages n'a été menée par la police, dit Fiona Barnett. Par contre, les flics se sont acharnés sur les enfants et sur leur mère et ont tenté de détourner les soupçons de l'enlèvement vers le père Karapidis. Apparemment les pressions continuent: un des enfants témoins est aujourd'hui en prison, et a été arrêté juste après que sa mère ait pris contact avec la famille Karapidis.

     

    -------------------------------

    Cette affaire commence à être reliée au "Pizzagate", également par Fiona Barnett elle-même. Il est vrai que sur le fond, on a le même contexte. Parallèllement, l'Australie connait le même scandale sur les curés pédophiles qu'en Europe et aux Etats-Unis. Des dizaines de "religieux" sont tombés ces dernières années [6], des centaines de victimes ont témoigné devant une commission d'enquête, mais jamais il n'a été officiellement question de réseau. Cependant, on peut se demander combien de ces curés, insérés dans le réseau décrit par Fiona Barnett, figurent parmi ceux qui ont été condamnés en tant que prédateurs isolés.

    Et en france, combien de ces curés pédophiles trempaient aussi dans d'autres genres de rituels? On est en droit de se poser la question, car il existe des témoignages de victimes qui mentionnent des prêtres présents lors de rituels gores, ou de rituels qui se déroulent de nuit dans des souterrains d'églises, qu'on rejoint par des tunnels pour ne pas attirer l'attention du voisinage.

    L'affaire est à suivre, en tout cas je n'ai pas connaissance de plaintes contre Fiona Barnett, ou de procédures en cours. Derrière elle, de nombreuses autres victimes attendent d'être crues et prises en compte.

     

     


    [1] Barnett appelle ce groupe le "Neuvième Cercle" (Ninth Circle), et selon elle il aurait été lancé par des immigrés nazis après la guerre. Justement, je constate qu'en Europe aussi, la plupart des réseaux du même acabit (ou plutôt le gros réseau VIP européen) remontent à la même époque.

    [2] Selon Barnett, il y avait tout un réseau d' "églises" cachées, satanistes, avec au sommet de la hiérarchie de la zone de Sutherland à l'église Regina Coeli, et au niveau national à la St Mary Church à Sydney.

    [3] Ce qui rappelle étrangement le délire du "spirit cooking" de l'affaire du pizzagate, dont on a parlé récemment.

    [4] Comme la fameuse soirée de Marie-Hélène de Rothschild en 1972.

    [5] Ledit syndrome, comme on le sait, a été inventé par Richard Gardner, un pédophile qui a gagné sa vie en défendant des pédophiles dans les tribunaux grâce à ce syndrome bidon, qui par ailleurs prend du plomb dans l'aile ces derniers temps, tant il est infondé. Et les psys comme Paul Bensussan, qui font leur beurre sur ledit SAP commencent et c'est tant mieux à se faire plus rares dans les médias.

    [6] Plusieurs scandales ont concerné des établissements scolaires catholiques, avec parfois plusieurs curés impliqués. Certains d'entre eux cumulent plusieurs dizaines de victimes. C'est par exemple le cas pour Boystown à Engadine, que cite Fiona Barnett, où le curé Paul Evans est pour l'instant accusé d'avoir agressé 23 garçons dans les années 80. Une enquête sur l'existence d'un réseau pédophile dans cette "residential school" aurait été lancée en 2014, mais rien n'a abouti. Et le témoignage de Fiona Barnett n'a toujours pas été pris au sérieux, rien n'a été vérifié. De fait, en Australie comme ici, on ne connait encore que la partie émergée de l'iceberg.

     

    Source : "DondeVamos" : Australie: retour sur le réseau global dénoncé par Fiona Barnett

     

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  • Commentaires

    1
    Le rakshasa
    Mercredi 1er Février à 22:32
    Toujours le mal au pouvoir, sacré courage pour cette dame au mérite exemplaire. Faut qu'on nettoie cette caste de dégénérés sinon le démiurge nous avalera tous.
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