• Syndrome des "Faux souvenirs"

     
     
     
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    "Syndrome des Faux Souvenirs"  
      Une théorie inventé par le pédophile Ralph UNDERWAGER

     

    Ralph UNDERWAGER, inventeur du SYNDROME DES FAUX SOUVENIRS, qui s’attaque surtout à la PAROLE DE FEMMES ADULTES se remémorant des abus sexuels subis pendant leur enfance.

    Aux USA et au Canada, des parents accusés d’inceste ont tenté d’imposer le " syndrome des faux souvenirs ", théorie selon laquelle la mémoire de leurs accusatrices aurait été " contaminée " par des thérapeutes irresponsables et par une idéologie (lire le mouvement des femmes contre la violence sexiste).
    Une fondation, créée à grands frais, a financé des expériences visant à démontrer qu’on pouvait implanter des souvenirs illusoires chez des sujets et donc, que la mémoire des agressions subies n’était pas fiable.
    Comme si la justice n’était pas consciente de cette limite. La Fondation du syndrome des faux souvenirs - dont un des cadres avait été accueilli par une levée de boucliers du mouvement communautaire à Montréal, il y a dix ans - est aujourd’hui discréditée. Un de ses principaux " conseillers scientifiques ", le Dr Ralph Underwager, avait invité les pédophiles à affirmer fièrement leurs choix sexuels et les avait comparés à Jésus-Christ, lors d’une entrevue accordée à une revue néerlandaise consacrée à " l’amour " des enfants.
    Mais cette thèse des " faux souvenirs " a tout de même servi dans une foule de causes judiciaires, notamment pour faire tomber certaines des poursuites intentées à des congrégations chrétiennes pour violences sexuelles infligées à des jeunes.

     

    UNDERWAGER a été ACCUSE DE VIOLENCES SEXUELLES PAR SA PROPRE FILLE et DEFENDAIT PUBLIQUEMENT des thèses pro-pédocriminelles, appelant les pédophiles à affirmer fièrement et courageusement leur choix.

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    Van GIJSEGHEM semble avoir rencontré ce pasteur-psychologue au début des années 90, lors d’un procès où les deux exerçaient leur autre métier, ou devrait-on peut-être dire, étaient prestataires de service en tant que psychologue-expert.

    Si Van Gijseghem avait initialement conseillé le maintien du lien avec le père, il a complètement changé d’avis en prévenant la justice que la fille était en grave danger chez le père. Il s’approchait ainsi de l’expertise délivrée par Ralph Underwager qui niait l’existence de violences sexuelles contre la fille – allant ainsi à l’encontre de la parole de la fille qui disait avoir été victime de violences sexuelles du côté de sa mère.
    Van Gijseghem a effectué ce revirement sans effectuer de nouvelles expertises de la fille ou du père.
    Ceci n’est pas la seule particularité méthodologique des expertises psychologiques effectuées par ce dernier.

    Dans un procès de 1993, un homme accusé d’avoir sexuellement agressé une fille de 10 ans (attouchements et tentative de viol) avait été expertisé par Van GIJSEGHEM : celui-ci lui avait donné quatre tests évidemment scientifiques et objectifs, donc non projectifs pour que celui-ci les remplisse… tranquillement chez lui.

    Lors du procès, Van GIJSEGHEM avait déclaré :
    « Il n’est pas très probable que M. S. ait posé les gestes qui lui sont imputés. [...] Mon flair clinique ne m’a pas fait voir de danger.  »
    Ni son flair clinique, ni ses tests objectifs semblent très opérationnels, puisque l’homme accusé se révélera plus tard être récidiviste (en 1979, il avait été condamné à 6 mois de prison pour le viol dune fille de 15 ans et il avait reconnu un autre viol aux Pays-Bas).
    Cet homme, M. S., reconnaîtra plus tard non seulement l’agression sexuelle contre cette fille de 10 ans, mais également deux autres viols. Il sera condamné à 1 an de prison ferme.

    Dans un autre dossier d’agressions sexuelles, Van GIJSEGHEM applique sa fameuse analyse du Syndrome de Rosenthal – version psychologique de la self fulfilling prophecy – déclare constater de nombreuses contaminations de la parole des enfants, et diagnostique la non-fiabilité des accusations d’attouchements et d’agressions sexuelles émises par 17 filles à l’encontre d’un enseignant.

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    Grave erreur professionnelle, puisqu’au Canada l’expert psychologue n’est pas supposé s’exprimer sur la crédibilité ou fiabilité de la parole de l’enfant (contrairement à la situation dans des pays européens).

    La justice canadienne confirmera jusqu’à la Cour Suprême l’erreur professionnelle commise par Van Gijseghem : Le juge du procès ne s’est ni mépris sur l’objectif de l’expertise ni n’a abusé de sa discrétion en disposant du témoignage de l’expert.

    L’enseignant sera condamné pour 17 chefs d’inculpation, les filles agressées avaient entre 10 et 13 ans à l’époque des faits.

    Un dernier dossier permet d’aborder également l’attitude de Van GIJSEGHEM vis-à-vis de ses pairs et le mépris exprimé envers celles, MERES OU MEDECINS, qui ne partagent pas son avis.

    De nouveau, Van GIJSEGHEM intervient en tant que psychologue-expert pour vérifier les allégations d’abus sexuel et déterminer les droits d … que le parent non-gardien [ici, le père] doit avoir.

    Le père est accusé d’avoir violé pendant un droit de visite SON FILS ALORS AGE DE 3 ans.

    Le jugement dit : Le docteur [Van Gijseghem] soutient qu’il n’est pas approprié de croire les propos rapportés par l’enfant car celui-ci est incapable de décrire en détail ce qui s’est réellement passé [sic !], soit les faits survenus lors de la commission de l’acte reproché.

    De toute façon, ajoute-t-il, il est généralement impossible D’ INFIRMER OU CONFIRMER des allégations d’abus sexuel. [Sic !]

    Il suggère à Madame de CONSULTER UN PSYCHOLOGUE car il est à CRAINDRE que sa CONVICTION que l’enfant est abusé NE L’ AMÈNE A PORTER D’ AUTRES ACCUSATIONS. [...] Il maintient que MADAME A TOUT INVENTE.

    Rappelons que le garçon a été sodomisé à plusieurs reprises par son père et que le médecin qui l’a examiné a constaté DEUX FISSURES A L’ ANUS [...], L’ OUVERTURE ANORMALE DE L’ ANUS [...], l’enfant a perdu le REFLEX DE CONSTRICTION [...], la muqueuse de l’anus est aplatie.
    Van GIJSEGEHEM oppose au rapport de cet examen physique qu’il ne faut pas Accorder beaucoup de poids à celui-ci car, dit-il, elle [la médecin] voit des cas d-abus dans la majorité de ces dossiers [puis] il affirme que l’enfant a pu sauto-stimuler ou sauto-mutiler.

    Lors dune conférence à Lyon il y a quelques années, Van Gijseghem avait fait rire un auditoire entier de psychologues, travailleurs sociaux et magistrats en déclarant qu’un de ses collègues britanniques diagnostiquait l’agression sexuelle chaque fois qu’il constatait une constipation chez un enfant.

    Ce sera également la ligne de défense du père accusé dans ce dossier… la CONSTIPATION.

    Source Droit fondamental