• ➤ Psychodynamique des abus rituels - Lloyd DeMause

    Pourquoi des sectes terrorisent et tuent des enfant ? Lloyd DeMause

    Pourquoi des sectes torturent et tuent des enfants ?

     

    Source  -  Traduction Mk-Polis  -  PDF

    The Journal of Psychohistory 21 (1994)

     

     * Introduction

    * Ce que subissent les enfants

    * La signification des abus rituels

    * La guerre: un culte rituel de rennaissance

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    INTRODUCTION:

    L'étude de cette question sur les abus rituels sur enfants a été l'une des choses la plus difficile - et la plus éclairante - de tout ce que j'ai édité durant ces 20 dernières années.

    J'ai commencé par me demander si ces rapports/témoignages d'abus rituels étaient véridiques. Comme tout le monde, j'ai été influencé par le déluge d'articles et de livres dénoncant cela comme de la fiction ou de faux souvenirs implantés.

    Des psychothérapeutes ont signalé une recrudescence de témoignages d'abus rituels venant des 4 coins du pays. Une hotline en Californie affirme recevoir 2500 témoignages d'abus rituels par an, une autre dans le Maine en a 6000 par an. La permanence téléphonique nationale pour l'Aide à l'Enfant a reçu 1741 appels de victimes de culte l'an dernier. Des chiffres similaires sont disponibles auprès de nombreux organismes (1). Le cumul de ces témoignages au niveau local mène à une estimation nationale de plusieurs dizaines de milliers de victimes de sectes par an. Sans compter ceux qui ne se manifestent pas (2). Cela ne veut pas forcément dire que le nombre d'abus réels augmente, mais c'est l'augmentation des témoignages de maltraitance qui fait que nous sommes aujourd'hui plus ouvert pour les entendre.

    Il semble peu probable que cette flambée de mémoires d'abus rituels viendrait systématiquement de souvenirs induits par des thérapeutes. Dans l'ensemble, les thérapeutes sont des gens discrets, et l'idée qu'ils commencent soudainement à implanter de faux souvenirs chez des dizaines de milliers de patients ne semble pas être très crédible. Personne n'a apporté non plus de preuves concernant cette implantation massive de "faux souvenirs". (3)

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    Une fois que j'ai commencé à découvrir et à me familiriser avec ce sujet, j'ai découvert d'où cette "chasse aux sorcières" bien orchestrée venait: des agresseurs eux-mêmes. 

    Pour commencer, le créateur de la "False Memory Syndrome Foundation" (Fondation pour le syndrome de fausse mémoire) avait été lui-même accusé d'agression sexuelle sur sa fille... Et les principaux contributeurs et chercheurs (4) affiliés à ce groupe étaient généralement soit des agresseurs sous accusations soit des membres d'associations de défense de pédophiles, ou apparaissant dans des revues telles que Paidika: "Le journal de la pédophilie" (4). Un membre de cette fondation du faux souvenir a récemment déclaré au journal Paidika: "Les pédophiles peuvent avoir l'audace et le courage d'affirmer leur choix. Ils peuvent dire ouvertement que ce qu'ils veulent et trouver le meilleur moyen d'aimer... Avec audace, ils peuvent le dire. Je crois que c'est en fait la volonté de Dieu." (5)

    Certains des auteurs défendant ces théories de fausses mémoires se sont avérés être également des défenseurs de pédophiles. Par exemple, l'un des livres les plus cités pour dire que les abus rituels sont en fait une hystérie collective est: "The McMartin Preschool Trial" écrit pas Paul et Shirley Eberle (6). Ce livre a été prit très au sérieux par la critique, il a été largement cité dans des revues et reconnu plus tard comme un incontournable... Ce livre critique les témoignages d'une centaine d'enfants de l'école McMartin ayant déclaré avoir été agressés de façon rituelle. Le livre parle d'un "lavage de cerveau" par des mères "hystériques". Les médecins ont pourtant découvert que les 3/4 des enfants avaient des marques physiques corroborant leurs témoignages....

    Ce que la critique n'a jamais rélevé, c'est que les auteurs de ce livre, les Eberle, ont été nommés "Éditeurs les plus prolifiques de pornographie juvénile aux USA". Affirmation faite par le Sergent Toby Tyler de San Bernadino, reconnu comme expert national au niveau de la pornographie juvénile (7). J'ai vu certaines de leurs productions pédo-porno et autres articles qu'ils ont publiés tels que “I Was a Sexpot at Five” ou “Little Lolitas” qui contiennent du viol oral et anal ainsi que des photos pornographiques du couple Eberle.

    Lorsque les "autorités" sont amenées à réfuter l'existence de preuves matérielles concernant ces dérives sectaires, elles finissent généralement par se référer à un seul homme: Kenneth Lanning du FBI, qui a prétendu qu'il n'avait jamais eu affaire à un assassinat perpétué par 2 ou 3 ou plus de personnes et suivant un mode rituel satanique.

    "Mais ce qui n'est pas mentionné, c'est que Lanning n'a jamais fait aucun travail d'investigation sur auncun culte/secte et a ignoré toutes les condamnations relatives à des abus rituels se trouvant dans les dossiers judiciaires, tandis que d'autres enquêtes du FBI concernant des abus rituels sont totalement ignorées par la presse... Plus je creusais ce sujet et plus ces arguments disant que la dénonciation de ces sectes n'était qu'une "chasse aux sorcières" me semblaient curieux.

    Cependant, jusqu'à ce que cela commence à être discuté dans la communauté des psychothérapeutes et que je commence à aborder le sujet des "dérives sectaires sur les enfants" dans mon journal, j'ai alors réalisé l'ampleur de l'activité sectaire aujourd'hui en Amérique. J'ai reçu des appels téléphoniques de psychothérapeutes de tout le pays me disant qu'ils voulaient avoir des informations là-dessus parce qu'ils avaient traité des victimes d'abus rituels. Lorsque je leur ai demandé s'ils souhaitaient contribuer de quelque manière que ce soit à cette cause, ils m'ont souvent répondu qu'ils ne pouvaient pas - ils craignaient de communiquer à la presse les témoignages de leurs patients, même de façon anonyme; parce que les sectes les avaient menacé, eux et leur famille. Menaces téléphoniques, chats morts devant la porte, croix brûlées sur la pelouse et autres moyens d'intimidation qui rendirent naturellement réticents le fait d'écrire quoique ce soit sur ces groupes...

    Tout comme ce psychiatre qui m'a écrit après une de mes conférences sur le traitement des victimes d'abus rituels lors d'un congrès, il m'a demandé si je pouvais publier sa lettre:

    "Je vous remercie de m'avoir demandé de publier mon rapport sur le traitement des victimes d'abus rituels dans le journal Psychohistory. Je suis surpris et à la fois heureux que vous vous intéressiez à ce sujet. Cependant, je vais décliner à contre-coeur votre aimable invitation."

    Comme vous vous en doutez, il existe un risque lorsque l'on travaille avec des victimes d'abus rituels. Une récente étude menée par le Dr Nancy Perry indique que près de 10% des thérapeutes traitant ces patients ont été menacés ou attaqués par les groupes auxquels avaient appartenu (ou appartenaient encore) leurs patients.

    Je vis et travaille dans un endroit ou il y a une activité sectaire locale considérable. J'ai pris la parole dans un groupe de discussion psychanalytique pour dire que j'étais hésitant à contacter la presse à propos de ce que je sais au sujet des abus rituels sectaires. Je n'apprécie pas d'avoir une telle réaction, mais c'est pour ma sécurité personnelle.

    Même les thérapeutes ayant accepté de rapporter publiquement les témoignages de leurs patients avaient souvent une crainte à la dernière minute. Par exemple, un article très prometteur n'a ainsi pas pu être publié, alors que j'avais entendu son auteur lors d'une conférence donner un compte-rendu détaillé sur son patient qui avait été abusé sexuellement dans un culte. Une histoire terrifiante ou l'enfant était utilisé sexuellement par ses parents dans un groupe sectaire. Il m'a bien envoyé un article (que j'ai publié) qui dénonçait l'attribution de l'augmentation des témoignages d'abus rituels à une "hystérie collective".... Mais... sans un mot sur son propre patient abusé rituellement !

     

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    Ce que subissent les enfants

     

    Ce n'est que lorsque j'ai fais mes propres recherches sur ce sujet ainsi que des psychothérapies de victimes de cultes, que j'ai commencé à reconstituer ce que pratiquent réellement ces sectes et quelles sont leurs motivations. Tout d'abord, les abus de ce type sur les enfants ne peut pas être appelé "chasse aux sorcières", car cela est différent de ce qui s'est passé autrefois avec la chasse aux sorcières...

    Les symptômes des patients victimes d'abus rituels que les psychothérapeutes contemporains rapportent sont différents de ceux de la "chasse aux sorcières". Cette "chasse" était liée à des symptômes tels que l'hystérie, la possession, les convulsions, la paralysie et des hallucinations de persécution (9). Ces symptômes sont rares chez les victimes d'abus rituels. La "chasse aux sorcières" typique est le stéréotype ou l'enfant accuse une vieille femme de pratiquer l'envoûtement avec ses "méchants yeux", de planter des aiguilles dans des poupées... (10).

    Les personnalités "robot", "borderline" ou "multiple", ainsi que les tendances suicidaire et d'automutilation se retrouvent souvent chez les victimes d'abus rituels d'aujourd'hui, mais sont peu présentent dans la littérature historique sur la "chasse aux sorcières". Les seules activités sectaires dénoncées dans la littérature historique, telles que les viols collectifs, les sacrifices d'enfants, la consommation de sang...etc... sont liées à des pogroms (11) ou les autorités veulent accuser de la pire des choses des juifs ou d'autres minorités.

    Les études écrites de psychothérapeutes concernant des cas d'enfants victimes de sectes, ou d'adultes ayant des mémoires détaillées sur de la maltraitance dans des groupes durant leur enfance sont abondantes si l'on cherche un peu (12). Celles qui sont particulièrement révéaltrices sont celles qui contiennent les témoignages d'enfants récemment victimes de maltraitance en réunion, car ils contiennent souvent des informations manquantes dans les témoignages d'adultes. Un point qui revient est la consommation d'excéments, des dizaines d'enfants ont rapporté que "papa mange le caca.... et il boit le pipi" (13) ou "nous avons mangé du caca.... maman le met dehors pour qu'il se refroidisse, qu'il y ait de la glace dessus, c'est pire quand c'est chaud.... maman met de la gelée sur ses fesses ou dans son sexe, et je dois la lècher..." (14).

    Ces enfants ont clairement subit de la violence. Il ne s'agit pas de souvenirs qui pourraient-être déformés. La question de savoir si le souvenir d'avoir bu du sang est réel ou non est vite réglé après avoir entendu l'enfant racontant un événement récent, comme celui de cet enfant de 8 ans qui raconte: "Quand Mlle Ellis a mis le couteau, le sang est sorti... elle a prit une tasse. Nous avons du en boire... c'était chaud. C'était une sensation grasse, un peu comme si vous preniez une gorgée d'huile ou quelque chose comme ça."

    Le témoignage d'un enfant disant avoir été pendu à un noeud coulant devient plus crédible lorsque vous découvrez plus tard l'enfant tentant de se pendre.... (15).

    Les histoires d'enfants suspendus à l'envers et violés deviennent plus claires en entendant le témoignage de cette petite fille:

    "Ils ont mis (Saphirre) sous la poutre, comme moi et Amber, une fois en dessous, nous devions mettre nos jambes autour de la poutre et ils nous ont alors attaché..... ensuite les hommes sont venus nous violer. mais l'autre nuit, lorsque Sapphire était sous la poutre, ils ont juste mis leurs doigts, je pense que c'est parce qu'elle est trop petite.... Je déteste quand ils me font ça à moi et à Amber, mais pour Saphirre, c'est de trop ! Ça fait très mal ! Je le sais parce que ça m'a fait très mal, et elle est trop petite. C'est seulement un bébé et vous êtes censé prendre soin des bébés, surtout quand ils pleurent." (16)

    La torture et les sacrifices acquièrent de la crédibilité lorsque vous entendez de la voix d'un enfant son expérience récente de mutilation et de meurtre dans un groupe sectaire. Les gens devraient réfléchir un peu plus lorsqu'on entend un enfant dire aux travailleurs sociaux: "Papa est rapide avec le couteau.... c'était dégoûtant lorsque ces personnes ont été tuées. On nous faisait prendre ces couteaux en main pour les enfoncer..... c'était dégoûtant. Nous devions le faire, sinon maman allait nous tuer" (17).

    Vos doutes sur les rituels sacrificiels seront envolés après avoir lu cet extrait de rapport d'un thérapeute:

    "Dites moi ce qui vous effraie....

    "Je ne veux pas tuer le bébé, je ne veux pas tuer le bébé....."

    Répétant cela en serrant un petit ours et en sanglotant.

    ....

    "Je suis dans une cage... il y a des hommes là-bas, des hommes avec des cornes...... ils forment un cercle. Ils se tiennent la main et dansent.... Puis ils me sortent de la cage et vident un gobelet d'argent remplis de sang sur moi. C'est tout collant..."

    Il y avait du dégoût sur le visage de Ned. Et, j'en suis sûr, de l'incédulité sur le mien...

    "Le chef se lève de sa chaise et verse du sang sur un bébé couché sur la table. Il a prit un long couteau, il me l'a mit dans la main et m'a dit: "Nous offrons cet enfant en sacrifice à Satan."... Il a mit ses mains sur le couteau, puis l'a plongé dans la poitrine du bébé, le sang gicla vers le haut...."

    "Ensuite le chef m'a prit le couteau des mains, il tailladé dans la poitrine pour en sortir quelque chose. Le coeur a été découpé en morceaux, qu'il a fait manger aux autres hommes et à moi aussi..." 

    "Puis ils m'ont déshabillé, passé de l'huile sur tout le corps et placé sur le dos au centre d'un cercle. Les femmes viennent alors et me touchent partout. J'ai honte parce que cela faisait du bien. Ensuite, j'ai été emmenée dans la chambre d'à côté. Ma mère et mon père étaient là. Ils m'ont lavé, m'on donné des vêtements propres et ramené à la maison...." (18).

     

    Après avoir lu plus d'une centaine de descriptions de telles cérémonies faites avec des enfants - à la fois contemporaines et historiques - ma première conclusion à laquelle je suis arrivé, c'est qu'ils font tous à peu près la même chose. Ils ne suivent pas une conspiration mondiale, la plupart d'entre eux sont des sadiques du quartier aimant torturer des enfants pour le plaisir sexuel, des gens qui n'ont jamais lu un livre sur le satanisme de leur vie. Pourtant, ils suivent tous spontanément un rituel dont les éléments et même les détails sont les mêmes: Ils prennent de petits enfants, les attachent, les mettent dans des cages ou des caves, ils les battent, les torturent, les suspendent à l'envers ou la tête sous l'eau, les scarifient, les violent, ils les forcent à manger des excréments, à boire de l'urine ou du sang. Éventrement, démembrement et meurtre, le tout avec éjaculation....

    J'avais l'impression de travailler sur un sujet dramatique et en même temps très spécifique. Que pouvait signifier de tels actes ?

     

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    La signification des abus rituels

     

     Ces dérives sectaires, comme tous les actes sadiques, individuels ou collectifs, sont une perversion dont le but est d'atteindre l'orgasme devant une scène de terreur, de désintégration et d'anéantissement. Selon Socarides, ces actes sadiques traumatiques sont effectués sur un bouc émissaire pendant son enfance - en particulier lors de la période pré-verbale; avec des frayeurs, de la cruauté, de la négligence de la part de la mère. Induction de façon passive de douleur et de destruction (19).

    Ces victimes passent leur vie quotidienne pleine d'inquiétudes au sujet de leur indépendance et de leur activité. Tout succès dans leur vie leur fait terriblement peur, produisant une régression dans l'enfance avec le désir de fusionner avec la maman. Mais cette fusion est la perte de soi-même, c'est une sorte d'anéantissement. Pour éviter cela, il est nécessaire d'infliger à quelqu'un d'autre tous les traumas que l'on a subit, plus le fantasme de vengeance contre les parents bourreaux/persécuteurs. Ils peuvent seulement de par cette reconstitution de rituels pouvant les faire régresser profondément, éviter cette castration et cet anéantissement. Ils se rassurent ainsi de leur puissance et de leur indépendance.

    Ces groupes sont particulièrement efficaces pour mettre en place cette reconstitution traumatique. L'individu s'identifie à l'agresseur. Le groupe et son chef deviennent les meurtriers. La maman torturant l'enfant. La castration réelle est souvent infligée aux victimes.

    Il est aussi parfois infligé aux membres de la secte de se couper un doigt, de l'offrir à Satan pour obtenir de la puissance. "Il est considéré comme un honneur chez les satanistes d'avoir un ou plusieurs doigts manquants", prétend le membre d'une secte (20). Parfois, le phallus ou le doigt est réellement consommé, c'est un acte très efficace pour augmenter sa puissance/pouvoir. C'est le même principe qui se cache derrière tous les actes cannibales de cultes. En fait, tous les rituels de ce genre visent finalement l'augmentation de pouvoir, de la puissance:

    Lorsque vous sacrifiez quelqu'un, juste à l'instant ou il meure, il émet soi-disant son énergie vitale. Les satanistes pensent qu'ils peuvent exploiter cela. Ils croient que les bébés sont les meilleures sources car ils sont purs.... Quand vous sacrifiez un bébé, vous obtenez plus de puissance qu'avec un sacrifice d'adulte (21).

    La psychodynamique du rituel complet est clair, il est le même que pour tout acte de torture sadique et de meurtres d'enfants. D'abord le bourreau terrorise l'enfant pour faire monter sa peur, son "pouvoir". En regardant la panique croissante et l'agonie de l'enfant, le bourreau verra sa propre peur "s'injectée" dans l'enfant. Puis il le viole....et le poignarde/tue au moment de l'orgasme afin d'absorber la totalité de la "puissance".

    Cette délirante absorption de la puissance a été le point central de tout sacrifice d'enfant depuis l'époque ou les premières civilisations sacrifiaient des enfants afin d'empêcher le monde de sombrer dans le chaos - c'est à dire, pour empêcher les individus de la société d'avoir un sentiment d'anéantissement (23). Cette croyance d'obtention de puissance est la même pour les abus sexuels, les tortures et le meurtre d'enfants, ce qui comprend actes de pédophilie et sadisme comme décrit par Socarides (24). Je crois maintenant que ce type d'activité cultuelle a commencé au début du Paléolithique. Non seulement des empreintes d'enfants apparaissent dans les premières grottes (en fait des tunnels, exactement comme ceux creusés sous l'école Mc Martin, que Roland Summit a rapporté dans son livre), les représentations  de chamans et autres hommes du Paléolithique sur les murs apparaissent souvent en érection, montrant qu'il y avait une excitation sexuelle dans les rituels effectués. Les figurines (appelées à tort "Vénus") et "bâtons" souvent trouvés dans les grottes étaient en fait des instruments pour violer, nommés aujourd'hui par les cultes "Devil's wands" (baguettes du diable). Même les doigts coupés sont représentés, il existe des centaines de pochoirs de mains à l'ocre rouge sur les murs de grottes ou un doigt est manquant. P lus on remonte dans l'histoire et plus ces activités de culte étaient répandues. Je présenterais plus de preuves de cette hypothèse dans mon prochain livre: A Psychohistory of the West.

    La psychodynamique des abus rituels et du sacrifice d'enfants sont les mêmes qu'ils soient effectués par de petits groupes contemporains ou par des pays entiers par le passé. Cela implique les étapes suivantes:

     

    1/ Régression en raison de la peur de l'individuation.

    2/ États de transe et mécanismes dissociatifs entrainant le développement de personnalité multiple par des membres de la secte.

    3/ Fusion avec le chef comme défense contre l'engloutissement par les personnalités internes, cela en se projetant/s'identifiant au chef pour se soulager de sentiments intolérables.

    4/ Déification du chef terrifant, cela comme une défense face à l'impuissance personnelle.

    5/ Organisation d'une hiérarchie totalitaire au sein du culte afin de le mener.

    6/ Torture et rituels de renaissance qui reproduisent les traumatismes de l'enfance et du foetus, résumant le drame du pouvoir absolu sur l'impuissance absolue.

     

    Pour ceux qui ne connaissent pas mon travail sur la mémoire intra-utérine et la reconstitution d'un traumatisme foetal (25), il peut sembler excessif de prétendre qu'un abus rituel puisse impliquer une régression jusqu'à la naissance. Pourtant, je pense que c'est la seule façon de donner un sens à certains éléments spécifiques des abus rituels. Ils font revivre les moments traumatiques de la naissance: ils mettent les enfants dans des cages, des boîtes ou des cercueils comme des ventres symboliques. Ils pendent les enfants la tête en bas, les mettent dans des positions foetales. Ils plongent les enfants dans l'eau, la tête dans les toilettes, recréant l'expérience d'être dans du liquide amniotique et cette anoxie que tous les foetus ressentent lors de l'accouchement. Ils font boire du sang comme le foetus "boit" du sang placentaire. Ils forcent les enfants à boire de l'urine, comme le fait le foetus dans l'utérus, et à manger des excréments comme cela peut arriver lors de l'accouchement. Ils tiennent souvent leurs rituels dans des tunnels, symbolisant ainsi un canal de naissance, et/ou avec des symboles magiques représentant l'utérus ou le canal de naissance.

    En fait, les 16 éléments que les chercheurs Jean Goodwin et David Finkelhor ont régulièrement trouvé dans les abus rituels sont liés à une reconstitution symbolique du traumatisme de la naissance (26). Sans naissance, comme une pierre de Rosette, ces actes n'auraient aucun sens du tout. "Pourquoi violer d'une manière aussi compliquée?" ont demandé certains chercheurs lors de discussions sur les détails et l'enchaînement des actes sadiques dans les abus. "Parce que la séquence représente un drame foetal spécifique qui doit être reproduit. Quand avons-nous bu du sang ? Seulement dans l'utérus."

    Les cultes tuent même réellement des foetus dans leurs rituels. Les éléments "mort et renaissance" font souvent partie des rituels. Les cultes du passé proclamaient souvent que le groupe allait renaître par le sacrifice d'enfants. Des cultes contemporains passent rituellement par la mort dans des cimetières avec une symbolique de renaissance ou par exemple les membres passent entre les jambes des autres pour renaître. Une descritption de rituel en littérature décrit une victime entrant en transe, nue et attachée, et transportée dans une grotte par un groupe de femmes nues, puis la fond passer sous leurs jambes en gesticulant, criant et hurlant, comme s'il s'agissait d'un accouchement. Couper le cordon ombilical et arroser avec de l'eau (27).

    Michelle se souvient de son rituel de renaissance:

    Un petit bébé a d'abord été ouvert et ils ont étalé son sang sur lui. Elle été placée à côté du bébé mort, puis le bébé a été mis entre ses jambes et poignardé avec une croix en frottant le tout sur elle, comme si le sang du bébé possédait du "pouvoir". Puis on a peint des "trucs en rouge" sur elle et elle a du mettre sa tête entre les jambes d'une femme. "Et avec ma tête entre ses jambes, elle m'a fait ramper....." (28). Elle a également raconté un autre rituel ou elle était dans une statue de plâtre couverte de sang à l'éfigie du diable. Elle a dit qu'elle se sentait comme du "dentifrice dans un tube" alors qu'elle en était expulsée. "Je suis en train de naître, j'ai quelque chose d'épais enroulé autour de mon cou mais un homme coupe cette corde afin que je ne m'étouffe pas." (29).Quoi de plus représentatif de la naissance ?

     

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    La guerre: un culte rituel de renaissance

     

    Une fois la psychodynamique du culte rituel comprise, on peut commencer à voir comment cette même psychodynamique sectaire explique d'autres actes de groupes, y compris le rituel de la guerre.

    Bien que la torture, la mutilation et la mort dans la guerre soient généralement considérés comme de simples moyens pour arriver à ses fins, territoriales ou économiques, j'ai été incapable de trouver un groupe décidant de partir en guerre pour une raison utilitaire.

    L'atmosphère émotionnelle habituelle lors de décisions pour aller en guerre nous est par exemple montrée par les dirigeants japonais et l'attaque de Pearl Harbor.

    ils ont tout d'abord demandé à chaque ministre ce qu'il se passerait s'ils attaquaient les États-Unis, mais également leurs prévisions en cas de défaite. Au moment du tour de table, il était évident que c'était une attaque suicidaire pour le Japon. Alors Tojo a dit: "Il y a des moments où nous devons avoir le courage de faire des choses extraordinaires - comme le saut, les yeux fermés de la véranda du Temple Kiyomlzu ! (lieu de suicide à Tokyo)" (30). Hitler, lui aussi, a parlé en images suicidaires lorsqu'il est entré en guerre.

    Les vraies guerres, comme je l'ai décrit ailleurs (31), impliquent que la nation s'imagine/fantasme une renaissance, un "soulèvement volcanique" avec une tension palpable et l'incapacité de soulager la pression inexorable. Plus de répit une fois les relations diplomatiques rompues et commence alors "la descente dans l'abîme". La nation commence son plongeon final.

    Chacuns des 6 éléments de l'abus rituel que j'ai donné plus haut se retrouvent dans la guerre:

    * D'abord les tribus où nations s'unissent lors de la période d'avant-guerre, de peur de l'individuation/l'isolement, affirmant que le progrès et la prospérité rend la nation "douce", transforme les hommes en "mauviettes" en les privant de leur puissance.

    * Ensuite, ils entrent en transe et utilisent la dissociation pour nier toute empathie envers les "ennemis", c'est se voiler la face, ils sont sur le point d'aller se battre.

    * Ensuite, ils s'identifient/fusionnent avec leur chef et mettent leurs sentiments intolérables en lui, parfois même dans un mise en scène telle que les rassemblements de masse nazis, où les soldats tiennent leurs bras comme s'ils versaient d'une façon imagée leurs sentiments pollués dans leur chef en criant "Heil !" (guéris-moi).

    * Ensuite ils déifient le chef, faisant de lui une figure terrifiante pouvant les aider à venger leurs traumatismes, à organiser la nation en structure totalitaire et partir à la guerre comme un rituel sacrificiel de renaissance; guerre au cours de laquelle la nation rejoue les traumatisme antérieurs et retrouve sa puissance en torturant et tuant les plus faibles.

     

    La perversion sexuelle est moins évidente dans la guerre que dans les abus rituels ou la sexualité est manifeste. Mais ce n'est que notre habitude de compartimentation qui nous fait généralement ignorer que la guerre aussi implique des viols rituels, même si nous pensons qu'il s'agit seulement de "dommages collatéraux" chez les civils.

    Le viol se produit parce que les hommes sont activés par la torture et le meurtre. La violence est aphrodisiaque. Des prostituées étaient présentent autour du Colisée de Rome pour servir sexuellement les hommes excités après avoir regardé les massacres. Dans le passé, selon un éminent historien du monde de la guerre, "la possibilité de pratiquer des viols de masse n'était pas seulement une récompense si la guerre était un succès, mais c'était l'un des objectifs principaux pour lequel le soldat combattait." (32). Les hommes qui ne violaient pas en temps de guerre étaient soupçonnés d'être homosexuels. Dans les guerres antérieures, tout comme dans les sectes, le meurtre d'enfant était souvent précédé par leurs viols. Les vierges étaient une cible pour les viols collectifs lors des invasions jusque dans le moyen-âge. (33)

     

     

    J'avoue qu'il est difficile d'admettre la conclusion de ce chapitre et d'accepter que ceux qui regardent toutes ces personnes tuées, empilées dans ces guerres à la TV, participent elles-mêmes à un rituel de rajeunissement de leur puissance.

    Cela est difficle à accepter jusqu'à ce que nous nous rappelions que, avant la guerre du Golfe, la plupart des pays estimaient que le rêve américain était fini, "que notre chef/président était une mauviette", tandis qu'après la guerre, après avoir tué 300 000 irakiens, principalement des enfants, ces mêmes personnes ont estimé que le pays était encore fort, le marché boursier a grimpé et notre président était approuvé par 91% des américains. Il me semble que pendant la guerre, nous avons absorbé la vitalité de ceux que nous avons battu. Les guerriers tués dans les anciennes cultures étaient souvent mangés, afin d'absorber/intégrer leurs forces. Les premières armées coupaient les pénis de l'ennemi pour en présenter un tas à leur roi. Au Vietnam, lorsque les soldats américains coupaient des pénis comme souvenirs, nous pensions qu'ils étaient des pervers, mais pervers nous sommes tous en choisissant de nous engager dans la guerre. Seul notre raisonnement nous empêchera de voir de telles infamies.

     

    L'étude de la psychodynamique des cultes est donc une tâche extrêmement importante pour psychohistory. Nous ne nous limitons pas à la seule thérapie des victimes de sectes. Même les chasses aux sorcières médiévales doivent être expliquées psycho-historiquement. Bien que les juifs ne sacrifiaient pas les bébés comme ils ont été accusés de le faire, si vous lisez les transciptions des accusations, vous verrez que quelqu'un avait coupé les têtes des enfants et les avait enterré avec le matériel de culte. Quelqu'un a bien utilisé ces couteaux et ces autels que les archéologues ont retrouvé dans des centaines d'endroits avec des restes humains. (34). Et quelqu'un a bien tué 100 millions de victimes dans un culte rituel de guerre durant ce siècle.

      

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    1. Leslie Bennetts, Nlghtrnares on Main Street.” Vanity Fair, June 1993, p.46.
    2. For more on national estimates, Including the infamous “50,000 children killed ritually during satanic sacrifice rituals” statement that Lotto and others constantly cite as ludicrous but that in tact was never said (the reporter who first cited it not even having attended the conference), see Kevin Garvey and Linda Blood, “Interesting Times.” Cultic Studies Journal 8(1991) p.154. m’s article plus the fine review by Carl Baschke of James T. Richardson, Joel Best & David Bromley, Vie Satanism Scare. New York, 1991 in Cultic Studies Journal 9(1992): 129 provide excellent evidence of the sloppiness and outright inaccuracies in the anti-cult literature.
    3, Donald Barstow, “A Critical Examination of the False Memory Syndrome.” Family Violence & Sexual Assault Bulletin 9(1993): 21-22.
    4. Stephen Fried, “War of Remembrance.” Philadelphia, January 1994, pp. 66ff.; Elirileth M. Matz, “A Review of Portions of an Interview with Ralph Underwager and Hollida Wakefield In Paidika: A Journal of Pedophilia.” Family Violence & Sexual Assault Bulletin 9(1993): 23-27
    5. J. Geract “Interview: Hollida Wakefield and Ralph Underwager, Paidika: TheJournal of Paedophilia 3(1993): 3.
    6. Paul and Shirley Eberle, The Abuse of Innocence: The McMartin Preschool Trial. New York: Prometheus Books, 1993.
    7. The Tampa Tribune-Times, July 25, 1993, p.10.
    8. Alfred Lubrano, “Deadly Memories.” New York Newsday, May 10,1993; Valerie Sinason, Ed. Treating Satanist Abuse Survivors: An Invisible Trauma. Forthcoming, ms. p.14.
    9. For similarities see Sally Hill and Jean Goodwin, “Satanism: Similarities Between Patient Accounts and Pre-inquisition Historical Sources,” Dissociation 2(1989); for differences, see Thomas J. Schoeneman, The Role of Mental Illness in the European Witch Hunts of the Sixteenth and Seventeenth Centuries: An Assessment.” Journal of the History of the Behavioral Sciences 13(1977) 337-351.
    10. See Carol F. Karlsen, The Devil in the Shape of a Woman: Witchcraft in Colonial New England. New York: W. W. Norton & Co., 1987; Enders A. Robinson, The Devil Discovered:Salem Witchcraft 1692. New York: Hioppocrene Books, 1991.; Carlo Ginzburg, “The Witches’ Sabbat: Popular Cult or Inquisitorial Stereotype?” in Steven L. Kaplan, Ed. Understanding Popular Culture: Eumpe from the Middle Ages to the Nineteenth Century. New York: Mouton Publishers, 1984; Chadwick Hansen, Witchcraft at Salem,. New York: George Braziller, 1969.
    11 Magdelene Schultz, “The Blood Libel: A Motif in the History of Childhood. ” The Jounral of Psychohisiory 14(1986): 1-24; R. Po-chia Hsia, The Myth of Ritual Murder: Jews and Magic in Reformation Germany. New Haven: Yale University Press, 1988.
    12. A good start can be made by reading Audrey Harper, Dance With the Devil. East Sussex: Kingsway Publications, 1990; TIm Tate, Children for the Devil: Ritual Abuse and Satanic Crimes. London: Methuen, 1991; Kevin Marron, Ritual Abuse. Toronto: Seal Books, 1988; Robert S. Mayer, Satan’s Children: Case Studies in Multiple Personalities. New York: G. P. Putnam’s Sons, 1991; Judith Spencer, Suffer The Child. New York: Pocket Books, 1991; Torey L. Hayden, Ghost Girl: The True Story of a Child in Peril and the Teacher Who Saved Her Boston: Little, Brown & Co., 1991; Pamela S. Hudson, Ritual Child Abuse: Discovery, Diagnosis and Treatnient. Saratoga, Calif.: R and F Publishers, 1991; Valerie Sinason, Ed. Treating Satanist Abuse Survivors: An Invisible Trauma. Forthcoming; and, of course, the articles in this issue.
    13. Catherine O’Driscoll, “‘Daddy Eats Poo’ Work With a Ritually Abused Boy.” In Sinason, Ed. Treating Satanist Abuse Survivors, ms. p. 148.
    14. Marron, Ritual Abuse, pp.74 and 77
    I5. Mary Kelsall, “Fostering a Ritually Abused Child.” In Sinason, Ed. Treating Satanist Abuse Survivors, ms. p.171
    16. Hayden, Ghost Girl, p.190.
    17. Marron, Ritisal Abtac, p.95.
    18. Mayer, Satan’s Children, pp.38-41.
    19. Charles W. Socarides, The Prenedipal Origin and Psychoanalytic Therapy of Sexual Perversions. Madison, Conn.: International Universities Press, 1988, pp. 122-23.
    20. Joel French, The Secret Diary of a Satan Worshipper. Green Forest, Ariz.: New Leaf Press, 1991, p.97
    21, Larry Kahanes, Cults That Kill: Probing the Underworld of Occult Crime. New York: Warner Books, 1988, p.140.
    22. Ibid, p.232.
    23. Lloyd deMause, ‘The History of Child Assault.” The Journal of Psychohistory 18(190): 1-29; Patrick Tierney, The highest Altar: The Story of Human Sacrifice. New York: Viking Press, 1989.
    24. Socarides, Preoedipal Origiri, pp. 122-128, 447-470.
    25. Lloyd deMause, “The Fetal Origins of History,” in Foundations of Psychohistory. New York: Creative Roots, 1982, pp.244-332.
    26. Jean H. Goodwin, Ed. Rediscovering Childhood Trauma; Historical Casebook and Clinical Applications. Washington, D.C.: Psychiatric Press, 1993, pp. 9S-111; David Finkeihor, et al, Nursery Crimes: Sexual Abuse in Day Care. Newbury Park, Calif.: Sage Publications, 1988.
    27. Janet and Stewart Fenar, The Witches’ Way: Principles, Rituals and Beliefs of Modern Witchcraft. Custer, Wash.: Phoenix Publications, 1984, p.10.
    28. Michelle Smith and Lawrence Pazder, Michelle Remembers. New York: Congden & Latte’s, 1980, p.91.
    29. Ibid, p.160.
    30. John Toland, the Rising Sun: The Decline and Fall of the Japanese Empire, 1936-1 94s, New York: Random House, 1970, p.112.
    31. DeMause, Foundations, pp- 93-98.
    32. Martin van Creveld, The Transformation of War. New York: The Free Press, 1991, p. 179.
    33. See DeMause, “History of Child Assault, p. 19.
    34. Dennis P. Hughes, Human Sacrifice in Ancient Greece. London: Routledge, 1991; Ralph Merrifield, The Archaeology of Ritual and Magic. New York: New Amsterdam, 1987, pp. 22-

     


  • Commentaires

    1
    Biomeca
    Samedi 5 Octobre 2013 à 12:29

    Merci

    2
    6mik
    Dimanche 6 Octobre 2013 à 17:19

    Depuis que je donne ce discours célébrant la sortie de mon livre Das Leben der Nationen emotionale en Autriche - la maison d'Adolf Hitler et l'un des pays qui ont mené l'Holocauste - je sens que je dois aborder les origines émotionnelles de l'Holocauste en Autriche et l'éducation des enfants allemands afin de comprendre pourquoi cela s'est produit, afin d'éviter un holocauste nucléaire mondial à l'avenir. Je veux le faire parce que j'espère que vous serez en mesure de convenir avec moi que les Allemands et les Autrichiens sont nés innocents - comme tous les humains sont - mais ont été faites racistes violents au cours de leurs premières années par des pratiques d'éducation des enfants que si je vous les décrire, je pense vous permettra de mieux comprendre vos ancêtres. Je le fais pas "excuser" eux, mais plutôt de comprendre les causes du développement de l'Holocauste, ainsi génocides et des guerres partout peux être éliminée dans l'avenir.

    http://www.psychohistory.com/htm/childhoodHolocaust.html

    deMause Lloyd encore un "historien" qui n'a pas encore vu que les chambres à gaz homicide et tout le reste n'étaient qu'un bobard de guerre comme le dit un Faurisson. Il est encore loin de s'imaginer que la guerre se fabriqua dans les médias US via la mafia juivo-protestante que seul un "raciste" peu dénoncer.

    3
    B-Heroes
    Mardi 24 Mars 2015 à 22:13
    le pdf a été supprimé de scribd
    4
    B-Heroes
    Mercredi 25 Mars 2015 à 09:15

    C'est quoi cette 'coquille' ?! cette méconnaissance de l'auteur (américain de surcroît si je ne m'abuse) du sens de l'expression 'chasse aux sorcières' ? Il nous emmène sur la voie des enfants dénonçant les méfaits de vieilles dames aux doigts crochus tant qu'on y est :) alors que, sous couvert que mon inculture m'en fasse savoir plus que lui, la comparaison avec les témoignages de survivants ne vaut (très suffisamment sans qu'il n'y ait rien besoin d'y ajouter) que par le 'pogrom' anti-communiste mc carthien non ? comme une sorte de chasse aux pédophiles organisée...

    Dommage car l'article apporte certainement beaucoup d'éclairages par ailleurs dont la valeur ou la réception se trouve ainsi limitée (si mon reproche est avéré). 

    Quoi que j'en ajoute un autre : C'est la façon qu'il a de ne considérer que l'activité satanique à l'aune d'une simple réunion de dépravés sexuels. Il parle certes aussi de leur recherche de puissance à travers la pratique sacrificielle de ces cultes, mais sans identifier qu'elle vise à bénéficier, outre à ses membres, au(x) projet(s) colporté(s) par l'entité elle-même à laquelle ces sacrifices sont offerts. Peut-être pour ne pas attirer la dimension scientifique de cet éclairage du côté d'une démonologie plus sujette à caution...   

    5
    B-Heroes
    Mercredi 25 Mars 2015 à 09:17
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