• Témoignage de Pierre Antoine Cotnareanu

     

     

    TRANSCRIPTION :

    - C'était une personne qui venait d'une secte sataniste, ce qu'elle nous a raconté était assez atroce, je ne pensais pas que cela existait près de chez moi. Elle disait qu'elle faisait partie d'une famille qui pratiquait un culte sataniste de génération en génération. Quand elle était petite, elle a été éduquée, hypnotisée, pour être une espèce de prêtresse, un autel pour les cérémonies de magie noire.

    - Qui pratiquait ces choses là ?

    - Elle disait qu'il s'agissait de gens importants (...)

    - Toi en tant que thérapeute, tu as été déstabilisé par cette découverte ?

    - Tout à fait... c'était très déstabilisant.

    - Quels sont les détails qui t'ont déstabilisé ?

    - Le fait qu'elle servait d'autel, qu'il y avait une certaine magie sexuelle autour de tout cela et qu'il y avait des sacrifices d'enfants... Je pense que cela suffit à déstabiliser quelqu'un.

    - Des sacrifices d'enfants de quel âge ?

    - Des jeunes enfants, très jeunes...

    - Des bébés ?

    - Oui, des bébés surtout... Elle était l'autel sur lequel les sacrifices étaient faits (...) C'était une personne en grande détresse lorsque je l'ai rencontrée et l'on pouvait déceler qu'elle avait subi de l'hypnose, c'est pour cela que nous avons travaillé à la sortir de cet espèce de "cercle"...

    - Est-ce qu'elle a donné des chiffres sur le nombre de personnes ?

    - Il devait y avoir 15 ou 20 personnes durant les cérémonies, des fois moins. C'était des familles, et autour de ces familles là, il y avait d'autres personnes plus ou moins importantes qui gravitaient.

    - Est-ce qu'il y avait un côté génétique important à leurs yeux ?

    - Oui, ça fait des générations qu'ils sont comme ça, donc les parents élèvent leurs enfants de cette manière et ainsi de suite... Il n'y a pas tellement de tendresse là-dedans.

    - Est-ce qu'il est arrivé qu'ils sacrifient l'un de leurs enfants ?

    - Je ne sais pas... Mais déjà, cette patiente, c'est tout comme un sacrifice, parce que lui faire vivre cela, c'est plutôt démoniaque.

    - Quelle était la fréquence de ces rituels ?

    - Cela arrivait assez régulièrement, ça commençait par un coup de téléphone, puis là je pense que la voix de la personne la faisait rentrer en transe et après cela elle était disponible pour faire ce qu'elle devait faire.

    - Est-ce que l'on peut se sortir d'un traumatisme pareil ?

    - Oui, je pense qu'elle s'en est sortie. Cela demande beaucoup de travail, il faut quelqu'un qui connaisse bien les mécanismes de l'hypnose pour pouvoir décoder et désamorcer le processus. Je l'ai vu certaines fois où elle pleurait, elle pleurait... quand elle s'en apercevait... quand il y avait ce choc des différentes personnalités qui se rencontraient à l'intérieur d'elle : c'était assez intense. Assez intense pour me déstabiliser et que je me dise qu'il y a des gens plus qualifiés que moi pour cela. C'est vraiment une qualification spéciale ce travail avec ces victimes de sectes qui ont subi de l'hypnose (ndlr: contrôle mental).

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