Abus rituels - Trouble Dissociatif de l'Identité - Mk Ultra Site consacré à l'étude de la programmation mentale par les sectes pratiquant les abus rituels traumatiques sur les enfants
La mémoire déclarative (ou explicite) se réfère à des souvenirs conscients de faits et d'événements. La mémoire autobiographique (Rubin 1986) relève de cette mémoire déclarative. La mémoire non-déclarative (ou implicite) se réfère à un groupe hétérogène de capacités dans lesquelles l'expérience modifie le comportement inconsciemment sans qu'elle donne accès à un quelconque contenu de mémoire (Squire 1994). Ces capacités sont des savoir-faire moteurs, perceptifs ou cognitifs, des habitudes, des amorçages permettant une facilité accrue pour détecter ou traiter un objet perçu sur la base de l'expérience récente, des conditionnements classiques simples (y compris certaines sortes d'apprentissage émotionnel), et des connaissances qui se réfèrent plus à la performance qu'à la mémoire.
Sur le plan anatomique, le rôle de l'hippocampe dans les processus de mémorisation avait été mis en valeur par Delay et Brion (Delay et Brion 1969). On considère actuellement que l'hippocampe fonctionne comme un module de la mémoire dont la fonction est impliquée dans la formation de représentations pour le long terme à partir d'expériences nouvelles et dans la consolidation des souvenirs (Moscovitch et Ulmita 1990). Le cortex pré-frontal joue le rôle de mémoire de travail en utilisant les souvenirs déjà engrammés, et en les intégrant à un contexte afin de planifier de nouvelles activités (Winocur 1992). L'amygdale, en appréciant l'importance des signaux transmis, est impliquée dans la régulation de l'encodage des souvenirs, les stimulations stressantes entraînant la libération de Noradrénaline dans l'amygdale et renforçant de ce fait la rétention du souvenir (McGaugh 1992). Un relais situé sur le thalamus permet de transformer les signaux des organes sensoriels en données sensorielles utilisables par le cortex sensoriel d'un part et l'amygdale d'autre part (LeDoux 1992).
Lors d'un événement traumatique, la conscience est altérée, il s'ensuit que les relations hippocampe-cortex préfrontal et cortex préfrontal-amygdale sont perturbées voire interrompues. Dans le même temps les organes sensoriels fournissent des signaux très importants au thalamus et par suite à l'amygdale. Par conséquent, l'amygdale transmet à l'hippocampe un signal accru pour favoriser la rétention du souvenir de l'événement et ce, sans qu'il y ait de
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