Abus rituels - Trouble Dissociatif de l'Identité - Mk Ultra Site consacré à l'étude de la programmation mentale par les sectes pratiquant les abus rituels traumatiques sur les enfants
Dans une conférence intitulée "Carl Gustave Jung et la Franc-maçonnerie", le poète écrivain et éditeur Jean-Luc Maxence nous apprend que le père de Jung, modeste pasteur, était également franc-maçon...
"Peut-on vraiment dire que Jung a été très influencé dès son plus jeune âge par la franc-maçonnerie, et qu'il aurait même établi les grands concepts de sa clinique, la psychologie des profondeurs, tout habité consciemment ou non des grands symboles de la maçonnerie ? Peut-on sans forcer le propos ni la pensée, ni la démarche maçonnique, comparer les deux - la pensée Jungienne et la démarche maçonnique - un peu comme on compare deux pistes parallèles qui se ressemblent beaucoup ? (...) Un chose est sûre historiquement, dès son plus jeune âge, enfant puis adolescent, Jung a été physiquement entouré de francs-maçons spéculatifs. Il y a l'influence de son grand-père, Karl Gustave Jung Senior (1794-1864), non seulement il appartenait stricto sensu à la Franc-maçonnerie, mais il appartenait surtout à la légende familiale qui prétendait qu'il était le fils naturel de Goethe, rien que cela... le poète maçon par excellence, l'auteur de Faust (...) Le grand-père de Jung fut même Grand Maître, quant à son père, comme chacun sait un médiocre pasteur, théologien plutôt passe partout, il était aussi franc-maçon besogneux, si j'ose dire..."
Nous retrouvons là une forme de maçonnerie transgénérationnelle, où de père en fils, les générations qui se succèdent sont systématiquement intronisées en loge.... la question du passage des enfants dans les rituels traumatiques initiatiques reste posée (au niveau de la haute hiérarchie)... Existe-t-il des abus rituels maçonniques dont le but serait en quelque sorte d'initier l'enfant, c'est à dire créer chez lui une "illumination" lors de la dissociation ? Jusqu'où peut aller un initié pour recevoir la lumière... ou bien pour la donner à quelqu'un d'autre ? Pour initier un enfant par exemple ? Apprendre à souffrir et apprendre à faire souffrir fait-il partie des ténébreuses initiations ?...
Voici la quatrième de couverture du livre de Lynn Brunet :
Le Livre Rouge est le récit de Jung sur une période de profonde introspection dans son inconscient lors d'un processus qu'il a appelé "l'imagination active", entrepris au milieu de sa vie. Answer to Jung: Making Sense of ‘The Red Book’ offre une lecture précise de ce texte magnifique et troublant ainsi que sur ses images fascinantes, et démontre que les fantasmes du Livre Rouge ne sont pas tout à fait originaux, mais que leurs intrigues, leurs personnages et leurs symboles sont remarquablement similaires à certains rituels des hauts degrés de la Franc-maçonnerie. Le livre fait valoir que ces fantasmes peuvent être les souvenirs d'une série d'épreuves initiatiques terrifiantes, éventuellement subies pendant l'enfance, à l'aide de versions altérées ou fallacieuses des rites maçonniques. Le livre compare ensuite ces scénarios initiatiques aux récits de rituels traumatiques rapportés depuis les années 1980. Il s'agit de la première étude complète du Livre Rouge à se concentrer sur les fantasmes eux-mêmes et à en fournir une explication extérieure.
Sonu Shamdasani décrit le Livre Rouge comme un travail incomplet que Jung a laissé à la postérité telle une "bouteille à la mer" devant un jour arriver sur terre. Answer to Jung rapporte cette bouteille sur terre en fournissant une interprétation cohérente, mais troublante, de chacun des fantasmes et de leur imagerie symbolique.
Le Dr James Randall Noblitt note dans son livre "Cult and Ritual Abuse" à propos de Jung et de son Livre Rouge :
Durant la période où Carl Jung s'est engagé dans sa propre exploration intérieure, une confrontation avec son subconscient, il a archivé ses pensées et son imagerie mentale dans une série de Livres Noirs, qui ont été assemblés par la suite pour former son Livre Rouge (ndlr: il ne manque plus qu'un Livre Blanc). Ce contenu n'a jamais été publié durant sa vie, il sera seulement partagé de manière confidentielle dans un groupe de gens sélectionnés. Ce remarquable volume a été gardé caché par la famille de Jung après sa mort, jusqu'à ce qu'il soit finalement publié en 2009.
À la page 290 du Livre Rouge, se trouve une rubrique intitulée "The Sacrificial Murder" (le meurtre sacrificiel) se référant à un rituel où un enfant est tué. Dans cette scène, Jung se décrit lui-même en train de manger un morceau du foi de l'enfant après qu'on le lui ai ordonné. Jung reconnaît lui-même que dans cet acte horrible, il a lui aussi été sacrifié. Sa déclaration rejoint les témoignages contemporains d'abus rituels. Jung est-il lui-même un survivant d'abus rituels "initiatiques" ?
Sa propre autobiographie dépeint Jung, sa mère et sa cousine, Helena Preiswerk, comme ayant des expériences de dissociation de l'identité (...) Selon Terry Melanson (Perfectibilists : The 18th century Bavarian Order of the Illuminati), un des ancêtres de Jung, Johann Sigmund Jung, était membre des Illuminés de Bavière (illuminati).
Lynn Brunet écrit que une des biographes de Jung, Claire Dunne, fait référence à la révélation qu'il a fait sur son viol étant enfant à Sigmund Freud, Dunne s'étant référée à cet épisode pour établir le titre de son livre "Jung : Wounded Healer of the Soul" (Jung : guérisseur blessé de l'âme) (...) La blessure de laquelle Jung semble avoir été guéri pourrait être bien plus profonde que le trauma d'un abus sexuel. (...) Les fréquentes expressions de douleur, souffrance, confusion et tourment dans le Livre Rouge suggère explicitement qu'il traite de la question du traumatisme et que l'interprétation de ses contenus symboliques aurait besoin d'incorporer la psychologie et la physiologie du trauma. Jung avait une bonne connaissance des concepts physiologiques de dissociation, d'amnésie et de traumatisme, tout comme le psychologue français Pierre Janet.
Une forme abusive d'utilisation de la connaissance maçonnique est l'initiation des (très) jeunes, alors que la règle de toutes les grandes loges stipule que le candidat doit avoir dépassé l'âge de maturité, interdisant l'initiation à ceux qui n'ont pas l'âge (...) Des rapports d'abus rituels dans un contexte maçonnique ou utilisant du matériel ou insignes maçonniques apparaissent fréquemment dans la littérature. Mais rappelons ce qu'est la violence rituelle :
Une forme sévère d'abus sur adultes, adolescents ou enfants visant à traumatiser les victimes. Cela consiste en des violences physiques, sexuelles et psychologiques qui sont planifiées et systématiquement pratiquées sous forme de cérémonies. Ces cérémonies se passent généralement dans un contexte spirituel. Des symboles, activités ou rituels ayant une connotation magique ou surnaturelle sont utilisés. Le but est de rendre les victimes confuses, terrorisées, ainsi que de les endoctriner dans des croyances religieuses, spirituelles ou idéologiques (contrôle mental). La violence rituelle se limite rarement à un épisode, cela s'étend généralement sur une longue période de temps. (Becker 2008, p.237)
Alors que l'existence de ces pratiques sur des enfants occidentaux a émergé seulement depuis le 20ème siècle, elles sont depuis longtemps connues des anthropologistes, historiens et érudits des religions comme faisant partie des divers rites initiatiques, cette forme extrême d'initiation des jeunes se retrouve dans plusieurs cultures (voir cet extrait du livre MK, mais aussi Psychodynamique des abus rituels de Lloyd DeMause)
Jung lui-même se réfère au rôle des rites initiatiques de la puberté dans les sociétés tribales, pouvant traumatiser le jeune y étant soumis. Les rites de la circoncision chez les groupes aborigènes australiens est un des exemples qu'il donne dans son livre Man and His Symbols. Ici, recoupant les études de l'anthropologiste Mircéa Éliade, Jung affirme que le rituel démantèle l'identité mère-enfant, et, à travers un douloureux processus avec même la possibilité d'une mort, le garçon connaît une renaissance symbolique dans le clan ou la tribu, avec une nouvelle identité ou un nouveau statut.
Extrait du livre MK (Chapitre 2 : Les racines des abus rituels traumatiques et du contrôle mental) :
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, les rituels traumatiques visant à terroriser l'initié font partie intégrante des cultes locaux. Dans son livre "Ritual and Knowledge Among the Baktaman of New Guinea", Frederik Barth décrit comment un novice Baktaman qui était tellement terrifié par le déroulement de l'initiation s'en est littéralement déféqué dessus. Dans le livre "Rituals of Manhood: Male Initiation in Papua New Guniea", Gilbert Herdt rapporte que dans l'initiation Bimin-Kuskusmin, les novices sont totalement terrorisés par la cérémonies qui consiste à leur percer la cloison nasale et à brûler leur avant-bras. Cela crée de sérieux traumatismes et l'auteur rapporte que des signes de profonds chocs psychologiques ont été observés chez plusieurs individus étant passés par cette initiation.
Dans son analyse sur l'initiation Orokaiva des Papous, dans le livre "Exchange in the Social Structure of the Orokaiva", Erik Schwimmer écrit qu'une des fonctions de ces rites est de provoquer "une terreur absolue et durable chez le candidat". Tous les ethnographes qui ont étudié les Orokaiva ont souligné la nature particulièrement terrifiante de la cérémonie embahi. Plusieurs auteurs ont rapporté qu'une véritable panique était volontairement induite chez les jeunes candidats à l'initiation, mais ils décrivent aussi l'angoisse des parents qui assistent aux souffrances des enfants. Dans "The Concept of the Person and the Ritual Sytem; An Orokaiva View", André Iteanu écrit même qu'il existe toujours un risque pour que l'enfant ne survive pas aux épreuves de l'initiation.
Dans son livre "Prey into Hunter: The Politics of Religious Experience", Maurice Bloch fait une analyse de la cérémonie embahi avec son caractère sacré et transcendantal. Selon Bloch, l'effet le plus important de cette cérémonie est que l'initié est symboliquement tué, ou plus exactement que sa vitalité est neutralisée, c'est alors qu'il devient un être purement transcendantal (très probablement un état dissociatif). Suite à cette initiation l'enfant devient sacré, il s'agit donc de conquérir sa vitalité et de la mettre sous un certain contrôle. Pour cela, l'enfant est symboliquement tué afin de le transformer, de transcender sa personne pour qu'il devienne lui-même un tueur et non plus une victime.
Nous avons ici une description qui peut correspondre aux abus rituels sataniques "modernes" avec le contrôle mental qui en découle. Ce sont des rituels initiatiques traumatiques qui visent à sacraliser l'enfant grâce à de profonds états dissociatifs et à une renaissance en tant qu'enfant "Monarch"; en faire un tueur plutôt qu'une victime, un membre à part entière du culte luciférien / satanique.
Extrait du livre "Answer to Jung : Making Sense of 'The Red Book'" :
L’historien des religions Mircea Eliade, soutient que les initiations des sociétés secrètes sont remarquablement similaires à celles des rites archaïques de passage à la puberté (Rites and Symbols of Initiation: The Mysteries of Birth and Rebirth, p.72.73, Mircea Eliade 1995).
Les épreuves que subissent les novices sont conçues pour provoquer de fortes émotions telles que la peur, la terreur, la colère et la rage afin de faciliter un état de tabula rasa (remise à zéro) où le novice expérimente alors l’éclatement et la désintégration de sa personnalité pour enfin mourir à son enfance. Il apparaît alors, suite à cette épreuve, comme un être « nouveau-né ».
Jung intitule ce passage le « Fractionnement de l’Esprit » (Splitting of the Spirit), y reconnaissant l’impact profond de ces terreurs sur sa propre psyché. Il voit son « âme » comme étant l’agent actif de ce processus le conduisant dans cette obscurité. Il dit avoir voulu étrangler son âme pour l’avoir amené à cet état de quasi-folie. Néanmoins, il aspire à en retirer un enseignement. Malgré sa rage et le sentiment d’être profondément fractionné/divisé, le désir le plus profond de Jung est d’affronter la pire de ces expériences afin qu’il puisse y donner du sens et en guérir.
POUR ALLER PLUS LOIN :
Franc-maçonnerie et Schizophrénie Dr Jekyll & Mr Hyde