• ➤ Témoignage d'un pasteur Mormon à propos des abus rituels et du contrôle mental

    ➤ Témoignage d'un pasteur Mormon à propos des abus rituels traumatiques : Elder Glenn PaceSource - Traduction MK-Polis

    Le 19 juillet 1990, Elder Glenn Pace, alors évêque Mormon, a envoyé une note interne à son Église pour dénoncer les abus rituels. En effet, Glenn Pace avait mené une enquête sur les abus rituels sataniques au sein même de l'Église des saints des derniers jours (Mormons) afin de dénoncer la prolifération systématique et largement répandue du contrôle mental. Il avait ainsi recueilli une soixantaine de témoignages concernant des rituels traumatiques et des sacrifices humains. À l'époque, ce mémorandum a fait beaucoup de bruit au point qu'une enquête gouvernementale sur les abus rituels en Utah a été lancée l'année suivante ("Ritual Crime in the State of Utah"). Voici la traduction du mémorandum de cet évêque qui a eu le courage de dénoncer ces horreurs :


    Conformément à la demande du Comité, je vous écris cette note pour vous transmettre ce que j'ai appris à propos de la maltraitance ritualisée des enfants. En espérant que cela ait une certaine valeur et vous permette de continuer à surveiller ce problème. Vous avez déjà reçu le rapport 'LDS Social Services' sur le satanisme daté du 24 mai 1989, un rapport de Brent Ward, ainsi qu'un mémorandum venant de moi-même daté du 20 octobre 1989 en réponse au rapport du Frère Ward. Par conséquent, je vais limiter cette lettre en vous transmettant uniquement les informations qui ne figuraient pas dans ces documents.
    J'ai rencontré soixante victimes. Ce nombre pourrait être à multiplier par deux ou par trois si je ne me cantonais pas à une seule séance par semaine. Au départ je ne souhaitais pas m'impliquer sur cette question qui pouvait devenir un handicap pour mon poste à responsabilité. Mais par la suite, j'ai ressenti qu'il fallait en payer le prix afin d'obtenir une conviction intellectuelle et spirituelle face à la gravité de ce problème au sein de l'Église.

    Sur la soixantaine de victimes que j'ai rencontré, il y a cinquante trois femmes et sept hommes, huit d'entre-elles sont encore des enfants. Ces violences ont eu lieu dans les endroits suivants : Utah (37), Idaho (3), Californie (5), Mexique (2), ainsi que d'autres lieux (14). Cinquante-trois victimes ont déclaré qu'elles avaient assisté ou participé à des sacrifices humains. La majorité ont été maltraitées par des proches, souvent par leurs propres parents. Tous ont développé des problèmes psychologiques et la plupart ont été diagnostiqués avec un trouble de la personnalité multiple ou d'autres formes de troubles dissociatifs.
    Cette maltraitance ritualisée des enfants est la plus ignoble de tous les abus perpétré sur des enfants. L'objectif fondamental et prémédité est de torturer et de terroriser ces enfants jusqu'à ce qu'ils soient obligés de se dissocier systématiquement et méthodiquement. Ces tortures ne sont pas une conséquence d'une "colère", il s'agit de l'exécution de rituels parfaitement pensés et bien planifiés, souvent effectués par des parents proches. La seule issue pour ces enfants est de se dissocier. Ils vont alors développer une nouvelle personnalité pour leur permettre de supporter les diverses formes d'abus. Lorsque l'épisode traumatique est terminé, la personnalité de base reprend le contrôle de l'individu qui n'a pas conscience de ce qui vient de lui arriver. La dissociation sert également pour occulter toutes ces choses là, au fil du temps les enfants ne se souviennent plus de ces atrocités. Ils arrivent à l'adolescence et à l'âge adulte sans avoir aucune mémoire active de ce qu'il se passe (ou de ce qu'il s'est passé). Généralement, ils continuent à être impliqués dans les rituels tout au long de leur adolescence et au début de l'âge adulte, sans être pleinement conscient de leur participation à ces activités occultes. Beaucoup de personnes avec qui je me suis entretenu ont été utilisés pour certaines missions et ce n'est que beaucoup plus tard qu'ils ont commencé à s'en souvenir. Un individu peut avoir des mémoires concernant sa participation à des rituels, tout en servant toujours à plein temps le culte.


    Les victimes mènent une vie relativement normale, les souvenirs sont enfermés et compartimentés dans leur esprit. Elles ne savent pas comment faire face à certaines de leurs  émotions car elles n'arrivent pas à en trouver la source. Lorsqu'elles deviennent adultes et qu'elles se retrouvent dans un autre environnement, certaines choses peuvent alors déclencher des souvenirs et des flashbacks ou des cauchemars peuvent aussi se produire. Ces personnes vont vivre une vie tout à fait normale, et du jour au lendemain elles se retrouveront hospitalisées dans un hôpital psychiatrique en position foetale. Les mémoires de leur enfance remontent d'une manière tellement détaillée que les victimes ressentent de nouveau la douleur qui a provoqué cette dissociation initiale.


    Il y a deux raison pour lesquelles les adultes peuvent se souvenir de tels événements dans les moindres détails à propos de leur passé : d'abord la terreur qu'ils ont vécu était si intense que cela a été marqué d'une manière indélébile dans leur esprit. Deuxièmement, la mémoire a été compartimentée de manière à ce qu'une partie de l'esprit ne soit pas soumis au trauma. Lorsque ces mémoires refont surface, elles sont aussi fraîche que si cela s'était produit hier.
    Les souvenirs semblent remonter par couches. Par exemple, la première mémoire peut concerner l'inceste, puis ressurgissent des mémoires de robes et de bougies. Ensuite, les victimes se rendent compte que leur père ou leur mère (ou les deux) étaient présents lors des abus. Une autre couche contiendra le souvenir d'avoir vu d'autres personnes torturées et même tuées, y compris des bébés, pour enfin se rendre compte que la personne a elle-même participé à des sacrifices. Une des mémoires les plus douloureuses est parfois le fait qu'ils ont dû sacrifier eux-mêmes leur propre bébé. Avec chaque couche de mémoire remonte de nouveaux problèmes auxquels les victimes doivent faire face.


    Certaines personnes affirment que les témoins dénonçant ce type de traitement ne peuvent pas être fiables en raison de l'état instable de la victime et parce que la quasi-totalité  d'entre eux souffrent de troubles dissociatifs. En fait ces histoires sont tellement bizarres qu'elles soulèvent en effet la question de la crédibilité. L'ironie est que l'un des objectifs de ces sectes est de justement créer des personnalités multiples chez ces enfants, afin de garder les "secrets". Ils vivent ainsi dans la société sans que celle-ci ait la moindre idée que quelque chose cloche puisque ces enfants et ces adolescents ne réalisent même pas eux-mêmes qu'ils ont une autre vie dans l'ombre et dans le secret. Toutefois, lorsque soixante victimes viennent témoigner du même type de tortures et de sacrifices, il devient personnellement impossible pour moi de ne pas les croire (…)


    La doctrine spirituelle qui est liée à ces violences physiques est particulièrement difficile à surmonter. En plus de la douleur et de la terreur, les enfants sont également instruits dans la doctrine satanique. Tout est complètement inversé : le blanc est le noir, le noir devient le blanc, le bien devient le mal et le mal devient le bien, etc…


    Les enfants sont mis dans des situations ont ils croient réellement qu'ils vont mourir, comme d'être enterrés vivant ou immergés dans l'eau par exemple. Avant de faire cela, le bourreau dit à l'enfant de prier Jésus-Christ pour voir si il va venir le sauver. Imaginez une petite fille de sept ans, à qui l'on a dit qu'elle allait mourir et qu'elle devait prier Jésus… et que pour elle, rien ne viens la sauver jusqu'au dernier moment où elle est finalement secourue par une personne se disant être un représentant de Satan. Elle devient une enfant de Satan et risque fort de devenir fidèle à lui.


    Juste avant ou peu après leur baptême dans l'Église, les enfants sont baptisés par le sang dans l'ordre satanique qui est destiné à annuler leur baptême dans l'Église (…) Toutes ces choses se font avec la personnalité qui a vu le jour afin de supporter la douleur physique, mentale et spirituelle. Par conséquent, il se développe au sein de ces personnes une sorte de "guerre civile". Lorsque les souvenirs commencent à refaire surface, il y a des personnalités qui se sentent elles-mêmes vouées à Satan, sans aucun espoir de pardon, tandis que la personnalité de base est un membre actif de L'Église. Lorsque l'intégration (fusion des alter) a lieu, c'est là que la guerre civile commence. Parfois, lors d'un entretien, la personnalité du côté obscur émerge, elle peut-être pétrifiée ou bien remplie de haine envers moi et ce que je représente. Ces personnalités doivent être traitées autant spirituellement que psychologiquement.


    La plupart des victimes sont suicidaires. Elles ont été endoctrinées à l'aide de drogues, d'hypnose et autre moyens techniques visant à les rendre suicidaires dès qu'elles commencent à révéler les secrets. La victime est menacée de mort, on menace également ses proches, etc. La victime a toute les raisons de croire ces menaces car elle a déjà vu des gens se faire tuer (…)
    Le but de ce mémorandum est d'insister sur la complexité de la thérapie psychologique et spirituelle pour ces personnes. Nos prêtres, lorsqu'ils sont confrontés à de tels cas, se retrouvent naturellement démunis, ne sachant pas comment y répondre. La magistrature est totalement inefficace. Par exemple certaines victimes affirment parfois que toutes ces choses font parti du passé et qu'elles doivent les mettre de côté en se concentrant sur leur vie présente. Cela est tout simplement impossible. Une partie de la thérapie spirituelle consiste à convertir les personnalités qui ont été endoctrinées dans le satanisme. Les victimes doivent intégrer toutes leurs personnalités afin qu'elles puissent fonctionner dans un ensemble cohérent qui leur permette ainsi de faire face aux problèmes pour ensuite se consacrer pleinement à leur vie (…)


    Les auteurs vivent une double vie, beaucoup sont des membres reconnus du temple, c'est la raison pour laquelle l'Église a besoin de considérer la gravité de ce problème (…) J'ai refusé aux victimes de me donner les noms des agresseurs. Je leur ai dit que ma responsabilité  était de les aider dans leur guérison spirituelle et que les noms des auteurs devaient être confiés à des thérapeutes et à des fonctionnaires de police (…) Je ne prétends pas affirmer que ce problème est répandu, tout ce que je sais, c'est que j'ai rencontré soixante victimes. Lorsque soixante victimes témoignent des mêmes types de tortures et de meurtres, personnellement il  me devient impossible de ne pas les croire (…) Évidemment, je n'ai rencontré que ceux qui cherchaient de l'aide. Pour la plupart ils étaient dans le vingtaine ou la trentaine. Je peux seulement supposer, et j'en suis horrifié, le nombre d'enfants et d'adolescents actuellement impliqués dans ces pratiques occultes (…)


  • Commentaires

    1
    Woké !
    Vendredi 20 Novembre 2015 à 01:20

    memories = souvenirs

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