• ➤ "À la Reconquête De l'Esprit de Cathy"Chapitre 3 du livre

    L'Amérique en Pleine TranSE-Formation

    © Éditions Nouvelle Terre

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    "Le plus beau présent qu’on puisse faire à quelqu’un, c’est de lui laisser un bon souvenir" (La devise de Mark Phillips)


    Nous étions arrivés à la semaine qui suivait Noël 1988. La moitié de mes engagements vis-à-vis de la mafia de Vegas était en passe d’être remplie. Tout le restant de nos possessions personnelles ayant été placé en conteneur pour secrètement transiter sur un autre bateau, ma "nouvelle famille", moi-même et mes animaux de compagnie nous trouvions quant à nous sur un ferry à destination d’Anchorage, en Alaska. Il nous faudrait quelque trois jours pour accomplir ce périple de seize cents miles {env. 3000 km (N.d.T.)} à travers glace et neige – chose qui m’octroyait malheureusement du temps pour penser.

    Eu égard à nos finances en piteux état, je savais concrètement que nous n’aurions nul endroit où nous enfuir ou nous cacher de la CIA. Cathy et Kelly semblaient heureuses et se croyaient en sécurité, ce qui était pour moi la priorité numéro un ! Je devais pour ma part être confiant dans le fait que mon projet de fuite convaincrait le personnel concerné de la CIA que nous ne représentions plus une menace pour leur sécurité. Le projet en question se fondait sur une formule de guerre psychologique mise au point par les Romains. Je voulais me donner l’allure de quelqu’un qui aurait tout du personnage d’un mauvais film (western) avec Reagan, qui chevauche vers le couchant pour ne plus faire entendre parler de lui – pensant en moi-même qu’il n’y aurait pas le moindre soleil à se coucher sur la partie du continent que nous étions en train de rejoindre, tout au moins jusqu’au printemps. Un soir, alors qu’il était tard et que nous en étions à la moitié de notre voyage, j’eus besoin de la solitude au grand air que le pont avant savait me procurer. J’étais reconnaissant à la grêle et à la neige poussées par le vent qui me piquaient les yeux et m’obligeaient à les fermer, libérant ainsi mon esprit de tout ce qui n’était pas essentiel. J’étais à ce moment-là psychologiquement "à plat", car ma fureur s’était combinée à d’insupportables émotions m’ayant frappé au plus profond de moi-même.

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  • ➤ "Écoute-nous" de Liz Coley

    Auteur: Liz Coley (traduit par Valérie Malfroy)

    Editeur: Presse de la Cité (sortie en mars 2014)

    Genre: Thriller

    Nombre de pages: 295

    Résumé:

     Tout oublier pour survivre.

    Angela a 13 ans quand elle disparaît d’un camp de vacances. Le lendemain, elle rentre chez ses parents – ou du moins c’est ce qu’elle croit : en réalité, elle a été absente plus de trois ans. Trois années dont elle n’a aucun souvenir. Que s’est-il passé ? Où était-elle tout ce temps ? Sans la moindre réponse à ces questions, Angela tente de reprendre une vie plus ou moins normale avec l’aide de la psychologue qu’elle voit désormais régulièrement. Au fil des séances, alors qu’elle cherche à retrouver la mémoire, Angela laisse parler les différentes personnalités qu’elle s’est créées pour supporter son calvaire. La jeune fille l’ignore, mais ce qu’elle a vécu est encore plus terrifiant que tout ce qu’elle peut imaginer…

     L’auteur a fait de longues recherches sur les troubles dissociatifs de l’identité pour écrire ce thriller, ce qui lui donne un poids supplémentaire.

    "Écoute-nous" - Liz Coley aux éditions Presse de la Cité


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  • ➤ Martha Stout: La dissociationExtrait de l'ouvrage , The Myth of Sanity: Divided Consciousness and the Promise of Awareness par Martha Stout (2002)

    Traduction: Sott.net

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    Nous sommes tous exposés à des traumatismes psychologiques à un moment donné de notre vie ; pourtant, la plupart d'entre nous sont inconscients des zones brumeuses que laissent dans nos cerveaux les expériences traumatisantes, puisqu'en général, nous ne vivons ces expériences que de façon indirecte.

    Mais nous nous sentons un peu « dérangés » et ridicules, lorsque, de temps à autre, nous sommes incapables de nous souvenir d'un événement simple dont nous devrions pourtant être capables de nous rappeler. (« les premiers signes d'Alzheimer », diront les gens en plaisantant - d'un ton peut-être pas morbide, mais pas si enjoué que cela non plus.)

    Nous ressentons aussi notre insanité, et, parfois, l'impression quasi frénétique d'avoir perdu le contrôle de notre vie, lorsque nous vivons des conflits et des malentendus avec nos proches, lors de ces mêmes disputes émotionnellement confuses qui reviennent en boucle sans arrêt. Les conflits ne tuent pas vraiment l'amour que nous ressentons, mais ils n'en cessent pas pour autant. Et en tant que société, nous nous sentons incompétents et désespérément impuissants face au taux alarmant de mariages ratés.

     

    Nombre d'entre nous marchent sur des oeufs avec leurs partenaires, qui sont pourtant - en théorie - les personnes que nous devrions connaître le mieux. Nous nous comportons ainsi parce que nous vivons sans cesse dans la crainte que notre compagnon ou conjoint ne se fâche ou ne sombre dans le mutisme, n'entre dans une rage folle suite à un événement ou à quelque chose que nous aurions dit, ne devienne distant, ou ne se transforme en parfait étranger sous nos yeux.

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  • Analyse de quelques clips blockbusters explicites


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