• ➤ Ils traquent les pédophiles (La Team Moore)

    ➤ Ils traquent les pédophiles (La Team Moore)Depuis six mois, Neila, 38 ans, mène une incroyable double vie. Celle d’une femme de ménage lyonnaise sans histoire qui élève ses trois enfants. Mais aussi celle… d’une « chasseuse de pédophile » ! Sur Facebook, elle se fait passer pour Lina, une fillette de 12 ans, fan de musique et de dessin, pour attirer et piéger les prédateurs sexuels. Après avoir repéré ces pédophiles, ces citoyens n’hésitent pas à leur donner rendez-vous dans des lieux publics pour les filmer et les dénoncer à la justice afin qu’ils soient arrêtés et condamnés. Parents inquiets pour leurs enfants ou anciennes victimes, une quarantaine d’activistes comme Neila jouent ainsi les justiciers en France : ils se font appeler la « Team Moore ». Cette pratique récemment importée de Grande-Bretagne n’est pas illégale mais elle inquiète les autorités. Des méthodes coups de poing qu’Envoyé Spécial a pu filmer au plus près du terrain durant plusieurs mois à Bordeaux, Reims et la Réunion. Un document inédit de Romain Boutilly, Swanny Thiébaut et Adrien Bellay.

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  • Commentaires

    1
    Lisa
    Mardi 26 Novembre à 18:54
    La police que fera t elle, et ensuite les juges rouges les libereront vite fait bien fait
    2
    Storm
    Mardi 26 Novembre à 20:17

    Je ne sais pas si les gens ici connaissent Mulholland Drive... Considéré comme un chef d'oeuvre des années 2000. Je viens de le voir et pour être clair il y a une explication principale, largement partagée par les sites de critique cinéma, qui est une première lecture incontestable. Mais il est aussi évident que toutes les scènes ne tiennent pas dans l'explication principale... Il y a donc bien une seconde lecture qui n'apparaît nul part.

     

    3
    Frédérique
    Mercredi 27 Novembre à 09:44
    3 à 5 ans, c'est tout ?! Quelle honte.
    4
    Storm
    Mercredi 27 Novembre à 20:34

    Dans les faits, rien du tout, juste du sursis, mise à l'épreuve... Mais bon c'est normal puisque aucune victime. Et c'est un peu là l'inutilité de ce genre d'opérations... Sauf si c'est pour faire tomber des réseaux entiers de pédopornographie via le web. Et là ce serait pas une première. Mais seule la police a les moyens et le temps pour cela.

    Maintenant soyons sérieux deux minutes... Quelle gamine de 12 ans irait rencontré, seule, un homme qui lui montre sa b*te alors qu'a aucun moment s'elle ci a été aguicheuse ou a montré un quelconque intérêt sexuel pour cet homme... En quoi ce scénario est t'il crédible? Le vieux de la fin n'a probablement jamais réussi à aller aussi loin de son vivant, et voilà qu'on lui force la main... 

    De même que ces gens relativement bien intégrés, pour la très grande majorité n'iraient pas commettre une agression dans la rue. On voit qu'ils sont tous extrêmement gênés et craintifs en public... Donc hormis les sociopathes imprévisibles qui, eux, n'utilisent même pas le net, puisque impulsifs et sans peur, tout cela est un peu une comédie non? 

    Il reste plus que certains métiers liés à l'enfance, puis la pédophilie incestueuse... Mais là, c'est une autre histoire...

    5
    Storm
    Mercredi 27 Novembre à 20:42

    Bref, quand on veut faire du travail de police, on devient policier, gendarme, ou enquêteur privé à temps plein. Leur motivation est louable, mais ce n'est pas entre deux missions de nettoyage qu'elles vont arriver à faire quelque choses de sérieux avec de vraies victimes. ça fait peut être du bien au coeur comme donner une pièce à mendiant une fois de temps en temps... ça m'arrive de le faire aussi... Mais foncièrement ça ne règle rien.

    6
    AFFREUX
    Jeudi 28 Novembre à 05:27

    PMA, génétique et adoption

    Récemment, à l’occasion des débats à propos du projet de loi sur la PMA, le ministre Agnès Buzyn a pu dire publiquement que le donneur de gamète n’était en rien un père, que le père était une fonction symbolique et qu’une grand-mère pouvait assumer cette fonction. Tout cela s’est joué bien avant le projet actuel de PMA « pour toutes » et ça en a réalisé les conditions de possibilité. Le législateur actuel veut que le donneur de gamète (mâle pour le spermatozoïde ou femelle pour l’ovocyte) ne soit rien d’autre qu’un donneur de gamète. Le fait d’être parent devrait se jouer d’abord à un autre niveau. Un niveau symbolique. On parle de parent d’intention. Que l’on s’en réjouisse ou que l’on s’en effraie, c’est un bouleversement. Car si on laisse de côté quelques tricheries, quelques erreurs et quelques fictions marginales, il y avait jusqu’à présent une vérité de la nature au regard de laquelle ces erreurs et ces fictions étaient précisément des erreurs et des fictions. Resteraient inexplicables sinon des millénaires de culte de la virginité et d’interdiction de l’adultère. Le mythe d’Œdipe nous apprend précisément que pour les dieux comme pour les hommes ce qui compte c’est la vérité du sang. Cette vérité l’emporte sur les rites, sur les pratiques comme l’allaitement ou le port de l’enfant dans le ventre, et sur les liens affectifs. C’est curieusement à l’heure de la découverte du génome et des analyses génétiques que l’on s’est mis à parler de parent d’intention et de couple homosexuel. La génétique dit pourtant toute la vérité naturelle. Tout être humain est issu de deux cellules, l’une mâle et l’autre femelle. Et les chromosomes nous disent le sexe de l’un et de l’autre parent sans aucune ambiguïté possible. Je sais bien que l’on va nous parler de l’adoption, qui existe de toute éternité. Il n’est pas rare de voir prétendre opposer l’argument de l’adoption à l’idée que la vérité de la filiation ne se fonde que sur la vérité biologique. Or, l’adoption fait précisément partie de ces institutions qui ont été complètement subverties. L’adoption traditionnelle n’existe plus du tout dans notre Droit. Elle nous est même devenue complètement incompréhensible, parce qu’elle reposait sur la distinction entre filiation naturelle et filiation légitime, une distinction qui, au nom de l’égalité entre enfants, a été elle-même abolie. Essayons malgré tout de comprendre cette distinction du naturel et du légitime, et l’on verra que l’adoption n’a rien à voir avec la PMA. D’abord la filiation naturelle pouvait exister seule, à l’état pur, sans filiation légitime. C’était le cas des esclaves. Pour eux, en effet, la famille c’était « un papa, une maman », et parfois c’était même seulement « une maman », ou plus personne. De même pour certains enfants issus de parents libres non mariés ou incestueux. La filiation légitime signifiait quelque chose d’autre qui ne se réalisait entre un homme et une personne que dans certains cas bien précis. Ensuite, si la filiation naturelle avec le père était parfois une condition de la filiation légitime, elle n’en était jamais la condition suffisante. Pour que la filiation soit légitime il fallait encore que l’enfant soit né du mariage du père et de la mère. Et le lien légitime n’existait qu’entre l’enfant, fils ou fille, et le père. Ce lien ne concernait pas la mère. C’est ainsi que les fratries, génération après génération, pouvaient former l’institution du clan. Toutes les personnes liées entre elles par filiation légitime étaient membres de la famille clanique. La filiation légitime était le chaînon du clan. Enfin, la filiation naturelle n’était même pas nécessaire à la filiation légitime. Et c’est sur ce plan que l’adoption pouvait intervenir. La filiation légitime existait alors indépendamment de la filiation naturelle. Le lien qui se créait entre l’adoptant et l’adopté était un lien de filiation purement légitime. Seul l’homme membre d’un clan pouvait d’ailleurs adopter. Mais pour l’adopté ce lien adoptif ne venait pas remplacer son lien éventuellement existant au plan de la filiation naturelle. Il ne venait pas non plus en créer un lorsqu’il n’y en avait pas. L’enfant qui était né de parents inconnus pouvait être adopté, mais cela ne faisait pas de lui l’enfant de l’adoptant au plan naturel. Les situations que génèrent les PMA et les GPA n’ont donc rien à voir avec l’adoption traditionnelle. Les « dons » de gamètes coupent le lien généalogique entre l’enfant et son parent, son père en cas de don de sperme, sa mère en cas de don d’ovocyte, et avec les deux en cas de récupération de l’embryon ou de l’enfant par un tiers. Ce sont des formes d’abandon, de non reconnaissance ou de désaveu d’enfant, et le parent d’intention est un substitut de parent. Autrefois, l’adage disait que la fiction était un mensonge qui tenait la place de la vérité. Tout se passe comme si aujourd’hui la réalité elle-même était résolument écartée pour que l’imagination devienne la vérité en titre. Une vérité qui peut être indifféremment corroborée ou non au plan naturel. On va donc plus loin que ce que voyait Feuerbach. « Et sans doute notre temps (…) préfère l’image à la chose, la copie à l’original, la représentation à la réalité, l’apparence à l’être… Ce qui est sacré pour lui, ce n’est que l’illusion, mais ce qui est profane, c’est la vérité. Mieux, le sacré grandit à ses yeux à mesure que décroit la vérité et que l’illusion croît, si bien que le comble de l’illusion est aussi pour lui le comble du sacré. »

    texte écrit par

    Damien Viguier

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