• ➤ Communiqué de presse de l'association Mémoire Traumatique et victimologie (Muriel Salmona)

    ➤ Communiqué de presse de l'association Mémoire Traumatique et victimologie (...)

    Pourtant les enfants ne peuvent pas attendre… pour paraphraser l'ouvrage de l'UNICEF auquel j’ai participé, paru en janvier 2016 à l’occasion de l’audition de la France par le Comité des droits de l’enfant de l’ONU, ils sont ce qu’il y a de plus précieux, ils sont l’avenir, la richesse de notre démocratie, mais ils sont en devenir, particulièrement vulnérables et dépendants des adultes et les protéger de toute injustice, de toute domination et de toute discrimination, de toute atteinte à leur intégrité physique et mentale, et de toute atteinte à leur dignité est un impératif humain qui est au coeur de nos valeurs les plus universelles.

     Et pourtant nous attendons… Si les années 2016 et début 2017 nous avaient donné espoir avec la nouvelle loi de protection de l’enfance centrée à nouveau sur l’intérêt supérieur de l’enfant, la création du Conseil Nationale de la Protection de l’Enfance, et le 1er plan de lutte et de mobilisation contre les violences faites aux enfants (abordant enfin la nécessité de prendre en charge les conséquences psychotraumatiques sur la santé des enfants victimes de violences et d’autres traumatismes et la promotion d'une éducation sans violence) mis en place par Laurence Rossignol, ministre des Famille, de l’Enfance et des Droits des Femmes, le nouveau gouvernement en supprimant le ministère de l’enfance, des familles et des Droits des Femmes, ainsi que le secrétariat d’État à l’Aide aux Victimes, en ne nous donnant aucune garantie sur sa volonté de se préoccuper en priorité des droits des enfants, de la lutte contre toutes les formes de violences, y compris la violence éducative, et de l’amélioration de la prise en charge des enfants victimes que ce soit au niveau sanitaire, social et judiciaire, ni sur l’application du 1er plan de lutte et de mobilisation contre les violences faites aux enfants, nous préoccupe. Ce sont autant de mauvais signaux qui montrent à quel point, protéger les enfants de toute forme de violence, ne semble pas une priorité pour ce nouveau gouvernement.
     
    Et nous attendons… Mais à l’évidence nous rêvons, rien ne vient… 
     
    Et les enfants peuvent bien attendre… toujours pour paraphraser l’ouvrage de l’UNICEF de 2016.
     
    Or non, ils ne peuvent en aucun cas attendre, cela représente pour eux une effroyable perte de chance, un risque vital, une révoltante injustice, un scandale de Santé Publique....
     

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :